La vie en vrac

Songes d’une nuit d’hiver

Au Songe d’une nuit d’été je peine à penser Shakespeare, je peine à ne pas penser, j’ai peine à vivre l’apaisé…
La pièce démarre et déjà, je suis plongé, je n’arrête pas, je décroche, je décroche, je décroche à mes nuits d’hiver… (et ses derniers textos de merde !!!!!!!!!! bref) (je suis peiné, peiné, peiné !) (j’aurais voulu garder une image positive) (tant de caricature, de mensonges, de manipulation, d’instrumentalisation, l’instrumentalisation d’une enfant ! Merde !) (bref) (Shakespeare, Shakespeare, Shakespeare)

(Tu parles)

Et déluge de serment a fondu…

Dans ma tête c’est noir corneille, dans ma tête c’est plutôt ô ! rage ! Ô désespoir !

« Comme tu me l’avais demandé je t’envoie des photos de Noémie… » (connasse ! Connasse ! Connasse ! « comme tu me l’avais demandé… ») (4 mois à me brûler vif, à me refuser tout en bloc, et v’là qu’elle vient faire sa girouette maintenant qu’elle m’apprend avoir quitté son mec !) (et pourquoi m’apprendre ça ?) (et pourquoi se confier à moi par textos…) (indécence ! indécence !) « et te savoir apaisé me fait du bien »… (me savoir apaisé ! Mais quelle connasse ! À prêcher le faux pour avoir le vrai !  De quel apaisé me parle-t-elle ! Ça fait quatre mois que je vis mal, que je dors mal, et cette connasse me qualifie d’apaisé ! D’apaisé pour quoi ! Pour se déculpabiliser de ce qu’elle a déclenché !!!!!)

« ô rage ! » Ouais ! « ô vieillesse ennemie ! » « n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? » (un serviteur ! Une épaule ! Une aide à logistique ! Un taxi ! Voilà ce que j’ai été aussi, et qui l’a fait rester !!!! voilà exactement ce que je lui disais ressentir et souffrir… voilà qu’elle le prouve par les faits. Tristesse. Tristesses d’avoir tant eu raison de mes doutes et ressentis. Un taxi, ouais. Un Noémie-sitter.

Comme quoi, finalement, j’ai bossé ces six dernières années. J’savais simplement pas que j’avais été employé comme taxi, comme nounou, comme un gros con de Guar ! quoi…

De ces réflexes qui puent comme un relent de corneille dans les vents. Ô rage ouais, ô désespoir, aux paroles de femmes dépendantes.

Et moi dans tout ça, moi le guar dépendant d’affectif, lui aussi, moi aussi…

Cinq mois sans tendresse, cinq mois sans caresse, et chaleurs, pas même un sourire, ne serait-ce qu’un sourire, j’aimerais tant un sourire…

Cinq mois sans intéresser une femme, malgré mes pénibles tentatives, cinq mois sans intéresser une femme ou alors des alcooliques et encore même les moches, mêmes des moches ces cinq derniers mois ne s’intéressent pas à moi.

Je suis moche. Je suis médiocre. Je suis l’ex d’une médiocre.

11 janvier 2020

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