Jour de confinement

Saison IV – Épisode 0 – Le jour d’après (mon cul)

J’préviens mon cul c’est pas celui de Madame Stallone.

J’préviens aussi – ça ce n’est destiné qu’à moi-même – que je n’ai aucune intention de repartir sur une nouvelle saison. Fatiguant/Fatigué. Même son titre à cette saison IV, pas envie de le chercher. Alors le trouver !

15h06 ma pause de la journée… Elle consiste en une quasi habituelle sieste de vingt minutes… ou trente… quarante… (mais en général j’ai une telle envie de pisser que…) (bon, ma gueule, ta gueule) (j’étais profond et faut que j’y retourne ! dans ma connerie… mes blagues à cons…) 15h06 je disais… RFI m’apprend que nous en sommes à 285 000 décès dans le monde et que la France… hé pas mal ! On est là !! la France in tha place !!! 285 000 dans le monde et 26 000 dans l’hexagone (+ territoires d’outre-noirs) (bref on s’en fout) donc ça veut dire que la France representz 10% on da corona world planet. QUESQUIYA ON EST LÀ… LA FRANCE ÉTERNELLE ON EST LÀ…

Pour un pays à la pointe de la médecine la technologie la santé la suffisance c’est pas mal du tout !
« Vous avez remarqué que le mot déconfinement n’était pas reconnu par votre traitement de texte… Et si c’était ça après tout le monde d’après ? » (ce journaliste est d’un déprimant avec toutes ses vérités)

Et ce papillon de nuit qui de jour, comme de nuit, ne veut pas partir de ma chambre, ni de ma salle de bains… Et tous ces lieux de vie, fermés fermés fermés autrement dit ce déconfinement pour les sans enfants ben aucun changement… aucun changement dans les comportements De la part des suppôts des lois Rois du faux-pas Ma foi, ce qui prévoit un sale climat… RFI m’apprend tout de même que certains petits musées rouvrent, – « reportage à l’institut Giacometti… ». Giacometti ouais bof ouais je prends… mouais… j’ai jamais été très Giacometti… youpi je serai très Giacometti…

Ben merde alors, si bhl devient pertinent. https://laregledujeu.org/2020/04/13/35946/la-memoire-oubliee-du-coronavirus/

Sur radio Libertaire aussi on fait le bilan. « 25 000 du coronavirus en France, 15 000 de la canicule en 2003… » Et combien de dos cassés, de suicides professionnels post-poussés, de ménages défaits… « 450 000 morts par an du paludisme ». Et boulgi boulga. Temps et confusions en temps de Corona post-confinements.

Dehors les corneilles – ces putains de corneilles de merde qu’ont fait peur à Bucco la dernière fois –, dehors les corneilles et les pigeons galèrent pour passer d’une rive à une autre, d’un bâtiment à un autre… le vent leur résiste. Mais où est passé Bucco ???? Corneilles et pigeons persistent, le vent redouble… comme des militaires en opération (« c’est bon ? ready guys ? Allez ! COUVERTURE ! »).

Je suis inquiet. Ça fait deux jours que je n’ai pas vu Bucco. Certes j’ai bougé la boulette de place (elle émiettait un peu trop chez les voisins) mais surtout les corneilles gueulent de plus en plus, agitent les bras de plus en plus. Ce qui me fait penser à la manif de ce soir à l’île-Saint-Denis – une « chaine humaine contre les violences policières » – à laquelle je ne participerai pas. Je ne participe qu’au volume sonore de cette chanson d’Assassin que Libertaire diffuse. « Si les Français veulent exercer leur droit de retrait au monde, la ruine nous attend » par Edouard Tétreau (Le Figaro) (« enculé ») (autre chanson en arrière sonore). Tiens et qu’est-ce qu’ils disent dans Proverbes et dictons de France ? un truc en rapport avec un ou deux papiers ? Moucherons au coucher du soleil, pour demain un temps vermeil. Alors eux, France Stratégie. Déjà le titre de l’organisme (organisme « autonome » placé auprès du 1er ministre), il vous met sur la piste et chaque jour docile je la suis la piste… bref. Le titre de leur document aussi, je vous épargne autre que le titre. Covid-19 : pour un « après » soutenable.

7 questions pour prédire un après soutenable…

« soutenable »…

J’vais quand même allé voir les 7 questions. La curiosité piquée du con qui connait pourtant déjà la(les) réponse(s) (produisez, produisez, petits consommateurs).

Bien sûr, officiellement le discours « d’introduction » (si bien choisi…) est tout autre. Ce qui m’inquiète tout autant c’est que Houellebecq a dit que rien ne changerait après la crise. Et il voit souvent juste, cet écrivain ce connard visionnaire. Société, planète bien trop individualiste très certainement pour – véritablement – évoluer de notre vivant. Mais qui sait ? Dans quelques millénaires ?

Où sont-ils passés ? Je n’ai plus revu Bucco depuis que les alliés ont crié victoire, et ma voisine a perdu son chat… Mais qu’arrive-t-il ? Le président Maton nous prépare-t-il un tremblement de terre que les instinctifs ont fui dans la précipitation ? (je ne t’en veux pas Bucco de ne pas m’avoir dit au revoir)

Je ne sais pas ce que l’après-confinement nous prépare, mais savait-on davantage ce que nous préparait le monde avant cet après-confinement. Nous sommes devant des ponts entiers d’inconnus et cela reste rempli d’interrogations.

(“bah ouai, confinement allégé, confinement light, à l’aspartane, avec des bulles éventées, dans un gobelet en plastoc, sans ivresse… au rabais, tout minable… alors qu’on veut du sucre, on veut que ça pétille dans du cristal, que ça tourne un peu la tête et que ça change les idées…”)

A quelques kilomètres, un autre étudiant du même âge, Adrien, vit “bien”, en solitaire, “son confinement, dans un appartement du vieux-Lille”. En licence de sciences politiques, il reste chez lui à se consacrer entièrement à son mémoire à rendre dans deux semaines, avec “la tête dans le tunnel du travail”. Ce mode de vie “ne me dérange pas pour l’instant”, dit-il. Mais il reconnaît : “Ça fait deux mois que je n’ai pas parlé physiquement à quelqu’un en dehors des vendeurs ou des caissières.” Comme je te comprends, frère.

Aux poubelles comme je vous comprends, vieille voisine.

« J’espère que vous allez bien ».

Madame Szënil vient de passer deux mois à la campagne « et ça fait du bien de voir son fils ah oui oui ça fait du bien de voir son fils, ça m’a fait du bien, ça fait du bien de voir son fils… » – je suis bien content pour elle mais elle s’approche trop près là… je recule… elle se rapproche… je recule… elle se rapproche… vite la fuir vite j’suis peut-être porteur sain… aller aux poubelles…

J’sens bien qu’elle attend mon retour. Elle me parle toute seule depuis le couloir, je prolonge le séjour dans les poubelles. Poireauter. Poireauter… Poireauter. Poireauter…

Un silence me fait dire que… et merde,
« ah oui ah oui ça fait du bien ah oui ah oui monsieur ah oui ah… ». Madame Szënil : Si vous voulez revoir votre fils bah va falloir reculer (je ne le lui dis pas mais je le pense très fort !)

Bah oui ça fait toujours du bien de passer du temps avec son fils… (pourquoi je dis ça ?)

« Regardez monsieur… j’ai trouvé ce post-it chez moi… quelqu’un est rentré… j’ai donné à personne mes clés et quelqu’un est entré chez moi… » (hmm)

Madame Szënil revient de chez son fils ridée et contente, mais je crois un peu fatiguée de la tête. Sur le coup moi aussi. Je ne comprends pas tout de suite… Nous vérifions ensemble s’il y a une « Véronique » d’indiquée sur les boites aux lettres du bâtiment. Là encore Madame Szënil s’approche trop près de moi je retiens mon souffle… Voir si cette « Véronique » (« je connais aucune Véronique ») habite à l’ét… ah bah c’est votre voisine. La porte d’en face madame Szënil. « Mais c’est pas possible je connais pas de Véronique… J’ai pas donné mes clés… ni mon fils… ah ça m’a fait du bien ah oui ah oui ah… ». Je lui demande si au moins « Véronique » a bien fait le ménage (ça va ça brillait ? pas de quoi se plaindre ?) mais elle n’est visiblement pas très sensible à mon humour.
Tactile ? Je la contourne à nouveau. Elle se rapproche trop. Elle se rapproche trop !!! Je sais bien que je suis parano mais quand même… elle revient de deux mois en campagne… C’est pas la même, ici, madame Szënil ! Certes ce n’est plus le chaos du mois de mars… Delafontaine and co ont repris un peu de leur souffle… mais quand même ! c’est pas la même, c’est pas la même ici madame Szënil !

Bonjour, samedi matin des militant.e.s de plusieurs organisations syndicale, politiques associatives se sont réuni.e.s virtuellement et proposent de lancer une campagne pour revendiquer la gratuité des masques. Vous trouverez ci-dessous le texte d’appel, très court et sans grands considérants. A cette étape, il y aura des personnes à Basilique, Porte de Paris, un peu à la Gare de Saint-Denis. L’annonce de l’initiative est envoyée au Journal de Saint-Denis, et sera mise en ligne sur les réseaux sociaux. 

Agissons pour la gratuité des masques
A Saint-Denis comme ailleurs la fin du confinement ce 11 mai signifie encore plus de sacrifices financiers.
L’obligation de porter les masques au nom de la sécurité sanitaire, en particulier dans les transports en commun, coûtera plus de 100 euros par mois pour une famille.
Et alors que les difficultés de vie, les inégalités pesaient déjà en période habituelle, elles ont été aggravées lors du confinement par les pertes de salaires, l’arrêt de travaux précaires et de subsistance …
Obligation et crise sociale doivent rimer avec etc.

Par ces nouveaux mots, des mots si « modernes » « nous avons vu arriver « présentiel », « distanciel »… « les enfants devront adopter une position distancielle »… « distanciation plutôt que distance »… « Mais qu’est-ce que ce vocabulaire qui éloigne tout ce qui touche au sensoriel, à l’humain… » Bah voilà. Le monde d’après, à coup sûr le monde d’Eric Woerth. « Je propose que les magasins puissent ouvrir le dimanche ».

Tout semble déjà reparti – comme aux plus belles heures….

Je disais il y a une semaine – tiens je vais aller vérifier temps et confusion (lien épisode je sais plus combien) en temps de confinement… ah bah ouais ça va en fait. Les habitudes rentrent vite (ne doutons pas que les mauvaises reviendront au galop) . Il est loin mon temps où j’y ai cru, un peu.

Et les corbeaux, et ce corbeau… passant… repassant… en trombe, en plongée… en contre-plongée de ma chaise, de ma fenêtre… Avec cette lumière d’un soleil blanc, qui se reflète à ces murs blancs… Un ciel gris mais des murs d’un blanc scandinave. On se croirait dans un film d’Hitchcock. Facile parallèle. Le suivant aussi. Mon horoscope de la semaine et ça tombe bien, me manquait du temps pour faire un quiz !

Vierge : Vous ferez un quizz pour savoir si vous êtes « un bon coup » (la réponse vous la connaissez déjà et elle ne fait pas plaisir).

Vierge : “c’est vrai ça ? (je te propose de faire plutôt ce quizz-là afin d’éviter tout accès de mauvaise humeur…)”. Nara veut savoir. (entre nous ça veut un peu dire qu’elle s’intéresse à moi enfin j’dis ça je dis)

« Pour deux corona, une mort subite ». Et pour deux crises on perd quoi de plus ?

[Discussions] inondation quartier mutualité
Bonjour à tous, nous aussi dans notre rue inondation et remontée d’odeurs violente….chez plusieurs de nos voisins pas contents
Du coup souhaitez vous faire une demande collective, un courrier à plaine commune?
On peut déjà commencer par tous les appeler….
Manue et Vince

Objet : [Discussions] innondations les soirs d’orage
Bonjour
Dans notre quartier, la mutualité, tous les 1 ou 2 ans, les soirs d’orage, les égouts débordent dans les caves et les cuisines… On se fatigue des aspirateurs à eau et on pense contacter les services de plaine commune et râler. Qui est dans notre cas? Plus on est nombreux mieux c’est…
Florence

Objet : re [Discussions] innondations les soirs d’orage
Historiquement le quartier était marécageux
les égouts ont été faits au moment des remblais pour construire les rues et laisse les terrain parfois bien plus bas que la rue
c’est le cas où je suis rue d’enghien
j’ai été impressionné par l’orage mais pas de dégats.
bon courage
Thierry

Bonjour,
Pas mieux… dégât des eaux dans la cave… égouts bouchés dont l’eau ne circulait pas, remontait dans les toilettes à l’étage et finalement, 2 tuyaux d’évacuation des eaux ont craqué…
Aspirateur à eau (merci à lui) jusqu’à 1h30 du matin.
D’ailleurs si quelqu’un connait un plombier qui travaille bien dans le secteur, j’ai toutes les évacuations à refaire.
Bonne journée,

Bonjour,
Une famille dépannée en ce moment par entraide covid st deis habite dans le quartier de mutualité et aussi dans l’eau. Il s’agit d’une femme avec 4 enfants dont le français n’est pas fluide. Elle a prévenu son assistante sociale qui n’arrive pas à joindre le 115.
Elle est plutôt en panique et cherche un logement provisoire ou du moins du soutien. Est-ce que celleux d’entre vous qui sont aussi dans cette galère d’inondation pourrait faire quelque chose avec elle?
ah la déconfiture…
Clémence

[Discussions] Serpillières pour la coop Gare
Bonjour,
L’orage a inondé l’arrière de la coopérative, celles et ceux qui pourraient déposer des serpillières, merci !
Bianca

Des remontées d’odeur violente…
Y’a comme une odeur de souffre…
Odeur de souffre, une de mes chansons préférées de NTM, et pourtant méconnue.

Saison IV et je commence l’année la saison bref disons que je fais dans le tri monbazillac. Faire gaffe c’est devenu un peu trop régulier, faire gaffe parce que c’est bien trop régulier depuis le temps où j’me dis de faire gaffe tout de même…
Il est trois heures passés et demain matin encore et beaucoup moins de recharge nuit… habituel de semaines aussi…

Nique Ton Macron

Mais un jour, un jour, garder espoir. Un jour on ira boire de la bière dans les bars et l’on dira : patron, une autre. En attendant on est mercredi et penser au bidon, aussi aux crocs ; trêve d’alcool et surdoses de recettes de grand-mère. Le sérieux retour des douleurs dentaires marque la fin du confinement, aussi de l’alcool dans la bouche. Même la caféine, je la confine un jour sur deux. S’en aller courir sur le canal. Le destin fera le reste. Papoter avec Alex, un ami de Jésus.

Fatima Bedar… Germaine Tillion… Aimé Césaire… Nelson Mandela…
EMBALLEZ-VOUS(avec la langue). Bah non.
Les pavés c’est comme la pluie en Bretagne y’a que sur les cons qu’ils pleuvent ! “.
Et tout autour du cadre graffiti, des tentes… Et ce fatcap géant autour de ces tentes et que je n’oserai pas prendre en photo… “RECRÉEZ VOS RÊVES

Les frontières tuent aussi.

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