Jour de confinement

Saison III – Épisode 39 – Le télétravail c’est la santé

Toute la journée j’ai fait un truc de fou : j’ai travaillé.
Travail. Travail. Travail. Le télétravail c’est la santé…

Monsieur Le Ministre
Je vous remercie monsieur le ministre d’avoir prévu une prime d’un maximum 1000€ pour les surveillants pénitentiaires. Mais, il n’y a pas que les personnels de surveillance. Eh oui ! Il y a également des petites mains qui œuvrent au quotidien dans l’ombre sans compter les heures de travail au détriment trop souvent de leurs familles, on les appelle les personnels administratifs. Oui la pénitentiaire est également composée de ces personnels. Pour votre parfaite information ce sont les personnels administratifs qui gèrent les services tels que les greffes, les régies des comptes nominatifs, les services économiques, les services des ressources humaines… Tous ces services qui sont garants du bon fonctionnement d’un établissement pénitentiaire et également du calme en détention. Des mères et des pères de famille qui, tous les jours s’exposent au virus car, soumis au statut spécial, ne peuvent rester confiner chez eux, Des mères et des pères de famille qui doivent, en rentrant chez eux, faire une seconde journée, celle de la classe aux enfants ! J’ose espérer, Monsieur Le Ministre, que vous avez également pensé à cette catégorie de personnels lorsque vous avez évalué 400000 fonctionnaires pour cette prime et que dans votre annonce il ne s’agit simplement que d’un oubli…

Je pense à mes semaines, des semaines qui s’accumulent et… je manque de temps, en ce confinement ! L’atelier d’écritures j’ai mis de côté, j’aimerais bien mais je peux point, les étirements soutenus idem, et la lecture n’en parlons pas… Le temps passe et pas plus que Proust je ne m’arrêterai à, je ne prendrai le temps pour Jack London avant la fin du monde.
En attendant, heureusement que le peuple est là pour dépanner le Gouvernement.

COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le 24/04/2020
N°2136
Confection de masques : réouverture des commerces de détail de vente de tissus et de matériels de couture

Le Gouvernement, par un décret publié ce matin au Journal officiel, a autorisé l’ouverture des commerces de détail de textiles en magasin spécialisé. Les magasins concernés sont ceux qui commercialisent à titre principal des tissus, textiles, fils et autres articles de couture. Il s’agit de permettre à chaque Français qui le souhaite de se procurer les matières premières nécessaires à la confection de masques ou d’autres équipements de protection textile en vue du déconfinement.

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, a déclaré : « Il est important, en vue du déconfinement, de donner les moyens à chaque Français qui le souhaite de confectionner des masques, en complément des masques grand public produits par notre industrie textile depuis plusieurs semaines. Le Gouvernement travaille avec l’industrie textile pour diffuser dans les prochains jours des guides de bonnes pratiques, qui permettront à chacun d’utiliser des matériaux et formes adaptés pour confectionner des masques faits-maison qui soient pleinement efficaces. »

Consulter le décret ici (là voilà) (le peuple)

Le télétravail, c’est aussi tous ces moments de grâce dont nous sommes privés sur la ligne 13, le rer, etc. et vive l’Opéra de Paris. (je crois que j’ai un problème) (les voir enlacés, ces gens, me donne de sauvages envies) (je ! veux ! prendre quelqu’un dans les bras) (le postier pourquoi pas)

Des moments de grâce made in Ligne 13, je les vivrai ce soir au rond-point du 8 mai 1945 de La Courneuve. Je déteste ce coin, j’le déteste… J’attends dans la navette le personnel qui ne viendra pas et, après la partie de foot improvisée y’a deux jours, place à la baston générale… baston que je retrouverai une heure plus tard ! à mon retour de navette… à vide qui plus est…

Retour à Delafontaine. M’a-t-il reconnu ? Je ne pense pas, j’en suis même sûr. Ça fait des années et ça n’aura duré qu’une journée, pourquoi se souviendrait-il de moi ? Et son teint rougeâtre ne souffre d’aucune contestation, on ne se souvient même pas de soi, quand on est alcoolique. Alors alcoolique et à la rue… C’est feu rouge. Le clodo déménageur, c’était le mâle dominant de la bande, ne grommelle plus après moi, à force de me voir passer avec la navette. J’ai droit à un sourire : « ça va chef ? » Et toi comment ça va… ça marche ou ? Il me fait un signe de couci couça… moi de… ah bah oui !!! mais (non ! je sens venir la blague à la con, me retenir). Le feu passe au vert, à plus tard…

Au concert confiné, Izïa.

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