Expos / Sorties

Presqu’île de Crozon-la joie

RER D, un matin juillet
« Bonjour messieurs-dames j’ai une grande nouvelle, notre RER est à l’heure ce matin, et oui comme quoi tout arrive. Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire du rappeur Fifty Cent, de Isabelle Boulay la chanteuse, et de Sylvester Stallone. Sylvester, si tu nous écoutes, bon anniversaire à toi…
À cette aération sonore je lève la tête, souris à cette jeune femme – voilée – vraiment voilée.
Je suis en chemin et ce chemin passe par le travail, encore.

Je pense au week-end dernier.

À la Bretagne de fin juin.

En gare de Morlaix déjà je l’avais senti que je me sentais – déjà ! – dépaysé. Si peu pour si peu et pourtant en direction de Crozon. Je voyage… Ça n’a beau qu’être du goudron, de la fougère, une pancarte (« votez Elvis ») ou du petit vieux sur le bord de la route, Je voyage…

Le besoin.

En cinq mois je n’ai pris que deux jours et demi de congés. Et ! Putain ! C’est caricatural. J’avais prévenu que je ne serai pas disponible cet aprèm, que prévoir en conséquences ! Mais non. Oublier. Oublier cet appel pour une soi-disante urgence, et que la sphère professionnelle aille se faire attendre. Respirer cette respiration que je mérite…

Il y a les go fast où un véhicule est à endroit, un autre à l’autre bout de la piste… et puis il y a les Bretons. Les Bretons qui font de la rando. Deux véhicules. L’un en début de parcours, l’autre en fin de parcours ! De l’organisation de pro-breton randonneur. Le Breton en plus, même quand il ne le connait pas, reconnaît le Breton. Djo à Jacky : « Tu faisais pas de l’accordéon à Pétaouchnorganeau il y a quoi, dix ans ? » Ils se reconnaissent, les frères, les frères de Fest noz. Djo a démarré l’un de ses premiers concerts avec Jacky, un vieux de la vieille. Un vieux de la rando aussi. Je suis le mouvement et… perdus dans la brume électrique, on s’en remet à une boussole électronique. La mienne ! J’en ai écrit des conneries sur ce blog mais alors là, j’ai l’application, j’ai l’appli qui tout d’un coup fait de moi un être supérieur, un être connecté. Le Parisien parasite venu avec ses microbes de Paris n’est plus. Le Parisien connecté est sympa je crois, qu’ils pensent. Ces Bretons sont sympas je crois, que je pense. Ça va de soi. Ce sont des Bretons.

Toujours est-il : LE BRETON EST UN IMPOSTEUR. « Il a pourtant fait beau hier, avant-hier… la semaine dernière… »

Le Breton, il vous parle de 25 kilomètres de marche par jour mais pas plus hein, d’ensoleillement, de légendes sous l’abri-brume, mon cul. Le Breton est un menteur. Le Breton il vous embobine avec ses légendes pour mieux vous faire oublier la légende, qui n’en est pas une, du k-way qui tient bon.

Devant il paraît, devant – devant derrière sous et dans la brume – le Breton est affirmatif, déclaratif, le Breton est simulateur : « D’ici tu embrases (d’ici où ?) toute la (la brume ?) Bretagne. » D’une grande imagination, le Breton. Je suis à deux mètres de lui, le Breton, et d’une grande imagination, d’une grande imagination… « Sous beau temps nous pouvons y apercevoir Douarnenez, la pointe du Raz, si tu te retournes alors c’est le Centre Bretagne… »

« Sous beau temps… » c’est pas un argument ça.

Et des faits. Des preuves. Je les demande mais personne ne m’entend, c’est le premier jour la première et je suis déjà largué. Les Indiens du dimanche breton ont invité un randonneur du dimanche parisien…
Qu’importe ! nous sommes faits pour nous entendre, car si j’ai l’appli « boussole », Djo à l’appareil à tiques. Finistère here we are. Le bar n’a qu’à s’accrocher au zinc et pis c’est tout, et les pieds.

Premier jour bis
« Hé, les Indiens du dimanche. C’est par là ». Djo démarre la journée par ce qui s’apparente à la phrase du jour, mes respects. Toujours est-il bis. DU GRIS DU GRIS DU GRIS. Il paraît que c’est joli la Bretagne. « Donc là devant… là le point là… (derrière la brume) ce point selon la légende (devant la brume) c’est (ah bah non mes notes ont pris l’eau, et la mémoire aussi). »

Je ne comprends pas. Je fais un pas, Jacky aussi. Mon pas se veut rapide, rapide comme celui de Jacky. Jacky a 60 ans. Jacky. Jacky… Mais non ! un mètre, deux mètres, cent mètres de distance ! Et c’est pas voulu par mon gouvernement. Jacky, mon nouveau Bernard Lavilliers.

Je fais part de mon admiration pour Iron Jacky Man à toute la Bretagne, du moins à tous les Bretons du front, « ah oui ! il envoie du bois le Jacky ». Jacky, pour le suivre le retrouver le reconnaître reconnaître sa barbe suivre un point rouge au milieu de la lande finistérienne…

J’écoute je bois les paroles d’Ewen comme un journaliste que je ne suis pas (que je ne suis plus) (que je n’ai jamais été) et les gens nous regardent comme si mes notes prises avaient un sens un mystère…
Devant cette étendue de chaos volcanique émergé par la mer Océan : sont questions de platier rocheux, de cénotaphe, de morts manquant à l’appel du deuil ordinaire… de corps qui manquent quoi, et vivre de vie c’est mieux ! de ciel de traine sorte de filament cotonneux qui annonce, en général, le beau temps ? « Non !!! De la pluie. »

grmblgr (chaussure droite à l’eau)

Jacky me parle du lac du Mont Pelat, de Barcelonnette, de l’Ubaye. Et de la chanson Kraken, navire commandé par des fantômes.

Et d’océanisation en haute mer, et des graveleaux, et bécasseaux, de schistes, et quartzites, de grès, de calcaire armoricain, de sépultures néolithiques, de couches de sédiments, des plissements de l’écorce terrestre après collision entre, le continent Gondwana, et le continent Laurussia. Pfiou ! Toute une histoire toute une culture cette Bretagne.

Au cimetière des bateaux je pense au cimetière des amours, j’y pensais encore un peu trop là, tout à l’heure, à la pause déjeuner quand nous avons débarqués de la forêt jusqu’au lac. (Déborah aurait tellement aimé… et Noémie…) Je pense je pense « Je pense qu’elle était en train de sarcler. » L’un de nous détaille quelques amendes absurdes entendues lors du confinement. « Y’a aussi cette voisine qui sortait les poubelles ». « Et l’histoire du surfeur ! Tu te souviens ! quand les flics lui ont ordonné de revenir il est resté dans l’eau 45 minutes, il pensait qu’ils allaient se fatiguer à force d’attendre… Sauf que la police maritime est arrivée ! Il a été vachement verbalisé lui. L’amende a triplé ! 450 euros. »

Deuxième jour
Ce n’est plus la phrase du jour, c’est l’idée de l’année. Camping de surfeurs, fessiers de surfeuses… Que des beaux, que des belles… Djo lance l’idée, la très bonne idée de monter une école de surf pour moches. Y’a de l’avenir !

La lande, les ajoncs, la bruyère… la pointe de la Chèvre et Jacky devant (toujours, toujours !) Cap de la Chèvre… J’aime mes nouvelles habitudes à venir, de celles-en-cours-d’élaboration. Du genre à sourire tout le long d’une falaise (sourire deux heures !), les embruns en pleine gueule, l’iode en pleine gueule, la joie de vivre en pleine gueule pour changer…

Passé l’attente (une rando chez moi inclut de lire les panneaux) (et de saluer la patrie) (« aux 45 000 marins marchands alliés disparus » entre 1939 et 1945) je contourne les ruines du manoir machin truc et cet enfant à vélo, et son père à vélo. Ils descendent ils plongent vers la mer. Ils sont beaux. « Tout Seul » la BD, conseil d’Ewen. « Typhon » de Joseph Conrad ça c’est de Jacky Lavilliers.
Devant, embellis par la douce bruyère violacée des trous d’obus de ceux datant, évidemment, mais s’en souvenir à nos yeux est tellement fou. Et vue sur le petit minou (un phare). Éphémère remember de ces moments où le corps sérieusement en chien, temps qui paraît si loin, et pourtant si près ? Et, là, enfin, devant ou à vue de nez de marin, Camaret.

À l’approche de Camaret je suis content parce que je me souviens de la phrase du jour (de la matinée) qui m’a travaillé tout le jour (la matinée) (« hé les gars faut pas oublier que dans le mot plaisance y’a le mot plaisir »).

Camaret, l’un des premiers ports langoustiers d’Europe jadis, du temps où l’on disait jadis. Camaret et ses filles, toute une histoire. Une histoire j’ai dit. Camaret et sa chapelle notre dame de Rocamadour. Rocamadour ? Le nom vient peut-être de deux racines celtiques, roc’h = rocher et dour = eau. « De plus, des pélerins originaires de pays du Nord de l’Europe, rentrant de Rocamadour, embarquaient à Bordeaux ou à la Rochelle, ils aimaient faire escale ici ».

Sur la plage, ce pêcheur. « Les araignées sont moins nombreuses depuis le confinement ». Dans sa besace un énorme tourteau et un bar. Plus tôt pourquoi j’y pense, je pense à ce type et son tee-shirt à retrouver sur internet : « j’étais tranquille, j’étais peinard ».

Au loin une devanture, une vieille devanture. « Extra frais les œufs Lustrucru, datés du jour de ponte ». Et cette pub que je recherche depuis vingt ans, vingt-cinq ans, t’as une idée toi ? « Intense de chez Dior ? » Non.

Je récolte des coquilles de… c’est quoi ? « Des boursins ». Je me disais bien que j’avais mal compris.

Troisième jour
Marcher. Dénivelé. Marcher. Dénivelé. Marcher ! Dénivelé… Marcher ! Dénivelé ! (etc.) Je suis le rythme et j’ai envie de dire aux mecs. Hé ! Les mecs ! C’est moi qui vient de la faune parisienne, pas vous ! Tout schuss ! Tranquille… Mais dis-moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es. Vite se presser… pourquoi… pas de quoi se presser mais on ne sait jamais, se presser… le risque d’être en retard peut-être… de manquer à… On dirait moi !

Du haut des rochers, 4 petits gars contemplent l’immensité Océan. Je suis envieux de leurs conversations de breton (« on est à la hauteur de New-York là ? J’ai déjà navigué dans ce coin »). Des heures plus tard difficile de suivre non pas le rythme des pas, plutôt celui des pauses. L’impression qu’il n’y en a pas ! Jacky la Tornade n’est plus là mais je reste entouré de Bretons (la galère) et pour les suivre, je les suis ! J’avance tel un usager de la RATP et tant pis ce bel arbre, ces belles écorces, cet oiseau… oh et puis si. Je les lâche ou plutôt l’observation de ce rocher (une tête de chèvre) me fait perdre le cordon de la piste…
Je dérive à un arbre, les pins, la pinède, ah c’est bon ah… qui résume mon état : calme, calme, prendre le calme… Et cette roche où il est gravé : Il y a tant de choses à faire, à vivre. En marchant. Un husky est face à moi. Derrière lui une petite : « Bionjiour monsieur ! ». Ses parents suivent, ils sont beaux. J’aime les exemples qui paraissent beaux… « Qu’est-ce que tu dis ? » J’ai enfin rattrapé les gars ils sont sur une plage de sable fin de galets. Vent de face. « Hein, quoi ? » QUAND VOUS AUREZ FINI VOS TRUCS DE BRETON VOUS ME PRÉVENEZ. Je suis tourné en direction de la mer, scotché à ce joli rocher volcanique, ahum la méditation. Eux ahum les traditions : « Ah, les cairns ». Crique, galets, des galets pour un Breton c’est un peu comme des bonbons haribo dans une cour de récré. Hop ! Faut toucher, faut enquiller, un jeu de cairns quoi.

Moralité : pas d’île Vierge pour qui traine la patte du temps. Et tant mieux l’endroit était vraiment casse-gueule, et je suis équipé comme un randonneur, pas comme un grimpeur. Nous allons vers une plage moins difficile d’accès, mais les gars ne sont pas très chauds, je n’insiste pas je pense à mon rêve de cette nuit (en confiance je saute dans l’eau sauf que j’ai mon sac à dos sur moi… lourd… je coule à pic) 6h12 plus tard c’est beau c’est loin c’est loin mais c’est beau…. 39 885 pas plus tard c’est beau c’est loin c’est loin mais c’est beau la récompense : LA CRÊPERIE !!!!

La phrase du jour (du soir) : « 120 km par jour à vélo ? Hé bé. Non parce qu’autant en rando quand t’as mal aux pieds t’as mal aux pieds, mais quand t’as mal au cul… »

Sans transition ou presque, l’anecdote dans un bain turc. La formule comprenait 5 massages-pédicure-etc. « C’était un cadeau de ma femme, elle savait pas, tu parles d’un cadeau… » Ewen au milieu d’un lieu clos, humide, et dédié aux rencontres gay. Dans la piscine “des petits jeunes” viennent se frotter contre des “petits vieux”. Ewen débarque. Un mec lui met la main sur la cuisse : bah vous faites quoi ? « Ah pardon je croyais… » Dans le SPA, deux mecs se prennent le cul. Au hammam, un type en branle un autre. « Et là une femme ! Enfin ! Je me dis que je suis sauvé… » La podologue lui demande with or without slip ? (« bah avec ! ») C’est pour une pédicure et elle me demande d’enlever le slip… « Your slip ? No ? » (« no ! ») (une séance de pédicure et) (« je vois pas le rapport ! ») (la podologue était là pour s’occuper de mes pieds non ? « with or without » le slip je voyais vraiment pas le rapport…) (bref j’ai gardé ma serviette bien près. J’étais tendu ! Enfin non pas ce que je voulais dire…)

Quatrième et dernier jour
La flemme dans la tête, les pieds pleins de ces trois journées de marche… Nous démarrons à 13 heures et hé ! C’est bientôt le déjeuner là, etc.
Je demande inventaire-conseils pour plus tard, marcher marcher marcher ma nouvelle future drogue :
Iles Chaussey (de Saint-Malo)
Ouessant (3 ou 4 jours)
Batz idem
Groix
Belle-Ile en Mer
Ile de Sein (un jour)
Panneau de l’ancien nouveau temps : « arrêté du 13 mai 2020 : interdiction de consommer de l’alcool sur la plage ». « Interdiction de pêcher les coquillages : présence de toxines lipophiles ».

Les gars se rentrent à Lannion, je déambule dans le port de Brest sous la pleuviote locale et les mondanités locales, aux pieds, des mains de marins.
Des dauphins et des requins m’apprend ce monsieur à la moustache panaméenne. « Enfin pas loin, au large… » Et qu’est-ce qu’on pêche au port ? « Mon fils a attrapé 60 maquereaux aujourd’hui. C’est pas tous les jours comme ça. » Ce ne fut pas le cas pour cet autre pêcheur, parent de la phrase du jour : « hé bé ! C’est pas pour ce soir le festin. Je vais manger des planctons si ça continue. »

Soirée avec les filles de Brest. Quel plaisir simple ! J’aime la vie Liberté. La vie est une vie à apprivoiser. Au matin une corne de brume qui résonne à mon voyage intérieur, un paquebot peut-être, et cette chanson qui se déclenche, je ne comprends pas tout mais j’ai tout compris hier et merde et tant pis et you tell you tell about your new lover… La patience saura guider mon désir parce que je crois que je la veux bien. De la rue du commandant Lucas la vie est toujours devant soi. La vie est une vie à apprivoiser oui ! C’est ça ! « Pôle-emploi, vos emplois on n’en veut pas. » ; « La guerre sociale est déclarée » ; Dans les rues de Brest « aucun virus n’empêchera de tout faire péter ». L’entraide ? Un facteur de l’évolution. « Moins consommer devient vital ». CRS ne rime pas avec liberté de la presse. « Ces sociopathes qui nous dirigent » etc. « Il est interdit de se rassembler dans la nature, les centres commerciaux sont prévus pour ça ! » ; « Le nucléaire nous coûte un fric fou » ; « Nous sommes irrésistibles et ils le savent ». Et dans les têtes, dans le cœur, au quartier de la Recouvrance, la résonance. Fanny de Lanninon et Jean Quéméneur.

Bref GRACE À VOUS ON VA L’AVOIR NOTRE EMOJI BRETON !

26-30 juin 2020

Et les yeux, au ciel, au plafond, non au lustre, enfin à l’ampoule, « Ginette » me regarde. Non c’est la semaine suivante ça. Ça rapproche les derniers soirs d’avant confinement… Je reviens trois mois et demi après et pas besoin de me présenter (« oh comment vas-tu ? »). Ginette me regarde. Un jour à un moment faudra que je me calme avec l’alcool. Bien ce que je disais à ce type, David, comédien, sous une toute autre forme en lui contant le refus des anti-dépresseurs (« on a chacun nos addictions, on en est plus ou moins conscients c’est tout »). À la base je lui parlais d’art, comme dissolvant. Paris, Paris, je suis revenu. Que je te boive jusqu’à mon soûl, que je te boive jusqu’à n’en plus pouvoir, vraiment, vraiment de toi, que je te quitte sans – beaucoup – trop de regrets. Paris je t’aime. Paris je te hais. Paris je te veux sans moi.

Une heure plus tard, deux heures plus tard, ce type me fait toujours penser à, continue de me regarder comme. C’est lui qui m’avait offert trois verres de whisky ce dernier soir – fameux – historique – légendaire – d’avant confinement ? Oh, je suis plus à une pinte près, ne pas m’en demander à moi-même autant. De réflexion. Allez vous faire foutre bande de, bande de personnes, allez vous faire foutre. Et ces cons de Zoufris Maracas qui passent en boucle, qui me donnent envie d’un je ne sais combien de verre de trop. Quand c’est pas les Têtes Raides. Ce barman au sourire charmeur, c’est un vicieux, il veut que je reste. C’est pour moi la programmation c’est pour moi, elle est faite pour moi, c’est en direction de ma personne.

VICIEUX, VICIEUX, VICIEUX.

Tu parles d’une journée d’entretien annuel. Cheffe a voulu le reporter, pourquoi ? « Je ne t’ai pas laissé assez de temps pour le préparer, c’est pas dans les règles. » Les règles, cheffe, j’ai envie de dire que c’est un peu comme les trois objectifs à trouver de cette année écoulée, et surtout à venir, il est simple l’objectif, il se résume à ce que je ne peux pas te dire, cheffe, que tu arrêtes de me casser les couilles. Un an. Reste un an. Urgent d’arrêter d’y penser ou ce sera encore plus long. Putain je me disais bien que j’avais raison de douter, c’était pas lui, c’était pas lui le whisky ; le whisky c’est lui là qui vient d’arriver. Je lui parle j’engage la conversation. Il me parle. Je crois que je lui parlais, que j’ai entamé la conversation. Fuck, fuck. Vive le cantal. Et cette putain de nana qu’est magnifique, et que j’arrête pas de regarder, et qui me regarde de temps en temps, et c’est tout, rien à foutre, c’est honteux. Connasse ! Ou pas.

VICIEUSE, VICIEUSE, VICIEUSE.

Toi aussi Muriel, toi aussi un jour j’aurai ta peau.

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