Expos / Sorties

Peintures de banlieues à Gennevilliers

Caillebotte, Fernand Léger, Vasarely, César, Doisneau, Willy Ronis et tant d’autres Trésors de banlieues. 53 collectivités de banlieue exposent leurs plus belles œuvres à Gennevilliers, jusqu’au 30 novembre.

« Bordel mais c’est où, elle est où cette expo ?!? »

Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds à Gennevilliers, et je n’ai toujours pas mis de gps dans ma voiture alors ! bien sûr ! je me perds dans la ville, tournant et tournant, bordel mais c’est où ! et une heure qui passe… et repassant dans ces endroits omis de ma mémoire, et qui me replongent à Abigaël mon ex-ex, à tous ces moments soumis, où, par là, et là, et encore là ! en voiture, il y eut ci, il fut dit et fait ça… et je me baffe intérieurement de tous ces moments gâchés par moi en voiture avec… Déborah. Déborah victime collatérale et moi victime de ma connerie monumentale ! en voiture…

(oh ce que la voiture m’renvoit depuis mon premier souffle…)

Bon, j’ai trouvé. En fait c’était juste à côté du théâtre de Gennevilliers. Quel perdu. Je me gare mais, même ça, sortir… la rue… le gris… Pas sorti que je suis déjà essoufflé. De peine. Bright horses encore dans les tympans, décidément une chanson qui me poursuit. Nick Cave me re rappelle qu’il est toujours temps d’arrêter de pleurnicher. Ou alors vas-y ! franchement ! D’un ridicule… (on dirait du Saez qui pleure sur son 11 septembre intérieur) Démesuré ! Y’a rien de dramatique. Y’a rien de dramatique. Allez. J’éteins la radio au son du Gardien des fleurs de Fredda. L’impression que tout, tout, me ramène à Déborah, à Noémie, tout ! Alors si en plus j’y pense tout le temps !

Peintures du 9.1, 9.2, 9.3, 9.4, 9.5. et 7.7, 7.8, wesh

On est peut-être dans les Hauts-de-Seine mais Seine-Saint-Denis Style oblige, je démarre par une peinture de Saint-Denis.

Témoin de l’industrialisation massive de la banlieue nord de Paris, Maurice Falliès témoigne ici de l’extrême concentration usinière de la Plaine-Saint-Denis, qu’il décrit depuis les quais de la gare ferroviaire, construite en 1844. « Celle-ci contribua largement à l’essor économique de ce quartier, où s’installèrent des établissements chimiques et métallurgiques très polluants. Ce faubourg industriel limitrophe de la capitale devint alors la « banlieue noire ». »

Maurice Falliès, Les Usines à Saint-Denis


Dans le traité du paysage publié par Lhote en 1939, on peut lire à propos de L’Usine à gaz : « Un paysage moderne. Pourquoi le coin de rivière et le reflet de l’eau ? Il y a de véritables paysages métalliques, créés par les hommes. Des pylônes, des gazomètres, des réservoirs, offrent autant de diversité dans leurs combinaisons que les éléments naturels. Des hommes qui travaillent ou qui se reposent sont aussi émouvants que des laboureurs dans un champ. »

André Lhote, L’Usine à gaz, 1937



Jean Lugnier, Usine Electrique, 1932



Léon Mellé, Les Carrières, 1849 (Ville de Gentilly)


« Aujourd’hui, cette peinture nous fait mesurer la distance du temps qui passe et la métamorphose spectaculaire des paysages urbains de la périphérie de Paris. »

Blasco Mentor, La campagne à Aubervilliers, 1945



Frédéric Longuet, Vieux chemin de Saint-Maur

« La distance du temps » « Frédéric Longuet »… et moi j’me dis qu’c’est vraiment long, le temps, quand on attend comme de l’espoir. De l’attente de l’espoir. Après table(s) rase(s). Renouveau. Souffle d’efforts redoublés. Nouvelles habitudes. Habitudes salvatrices. Espace apaisant. Et, pour ça, il faudra, je le sais, se sacrifier un… long… temps… un an, un an au moins ! et je verrai bien ce que mon cœur continue – ou pas – à me dire… à me souffler de Déborah zé de moi…

C’est pas possible de se quitter comme ça, qui plus est sur un crime. Mon crime. Pas de quoi m’aider ça aussi à moins de mal-être ! au dégoût de… bien des choses. A commencer par moi. C’est pas possible qu’il n’y ait pas de suite à ce qui fut si intense, si beau, si stellaire, d’une énergie, d’une osmose, d’une force d’âme et d’amour que je n’avais jamais connu avec quelqu’un d’autre, oui, mais voilà, ça, ça ne durait jamais ! Les épreuves de l’un et de l’autre nous ont broyés et en ont fait du petit bois, de nous, de notre avenir dans la belle construction – et non ! le chaos….

Le chaos, oui.

Nous ne méritions pas ça, nous méritions nous.

J’aimerais tellement la prendre une dernière fois dans les bras, sentir sa chaleur, sa peau… je suis maso. Elle suce la bite d’un autre et je pense encore nous, et je lui en veux même pas de c’truc là, qu’elle a peut-être dans la bouche à l’heure où j’écris ces mots… ça c’est rien quand je pense à toutes ces fois où je me suis senti cocu sans même qu’il y ait d’homme derrière, toutes ces négations, autant qu’affirmations accusatrices, et moi continuant cultivant avec cette blessante impression de tromperie, de volonté farouche qu’elle veuille me quitter à tout prix. Et fasse tout pour. (Sauf me tromper ?) Mais sans se l’avouer. (Ses désirs d’autre chose, de quelqu’un d’autre ?) L’assumer. Attendre que je prenne la décision. Assumer assumer assumer… Et moi… Moi ? Dois-je l’assumer aujourd’hui mon regret, mon absurde regret de la fin de ce couple ? Mais aussi d’avoir continué malgré tous les signes, des signes transformés en faits depuis des années. Dois-je aussi m’en vouloir, de ne pas accepter ? de regretter d’avoir continué ? d’avoir continué à cultiver un échec en mouvement ? d’avoir continué à vouloir d’elle…

…puisqu’au naturel moi à jarter, et un peu plus encore dès lors que je faisais un autre pas vers la construction de nous au futur, de ce penser à moyen et long terme dont la phrase démarrait inlassablement par « avant qu’il soit trop tard »… et dois-je aussi assumer de ne pas m’être plus arrêté au « Deb ! S’il-te-plait… pas là… pas en vacances… pas ce week-end… pas ci pas ça… pas avant qu’il soit trop tard… » ah elle était vraiment dans l’inertie ! dans l’inertie avec moi !…moi dont elle doit se dire aujourd’hui mais comment ! comment ai-je pu rester autant de temps avec ce mec maintenant que je démarre un nouvel halo d’espoir tout beau tout neuf…

Et moi. MOI. ASSUMER. ASSUMER MES ERREURS MES CRIMES… ASSUMER AUSSI MON AMOUR ENCORE – ENFIN – presque INTACT.

Je l’espère encore – donc.

Ceci est un fait. Ceci n’est pas du pipeau ! Ceci est de l’espoir aussi avec moi que de conserver mon humour (parfois). Cet humour j’le qualifie depuis une minute, 20h49, d’humour noir-gris. J’en ai des autres et ridicules aussi. La semaine dernière, au matin, m’est venue une sarkozite que j’ai repensée à ma sauce : si t’annules tout, je reviens.

…paraît que je suis dans le déni… (« qu’elle fasse l’amour ok, mais qu’elle fasse l’amour avec amour… avec un autre homme que moi… »)

William Clochard dit en 1957 : « La suppression du train à vapeur et des passages à niveau transformera le paysage. Il se peut que d’autres décors de ciment et de plastiques demain, charment les hommes, mais ces perspectives me désolent, c’est pourquoi j’ai voulu fixer, avant leur disparition, ces pittoresques images qui m’ont toujours été source d’émotion ».

William Clochard, Paysage à Rueil-Malmaison


“Avec son atmosphère robotisée et désespérée, L’Usine apparaît comme le pendant pictural de Métropolis, réalisé en 1927 par l’un de ses célèbres compatriotes, l’autrichien Fritz Lang. Les ouvriers épuisés et le rythme imposé sont suggérés sur notre tableau, et l’on espère, à l’instar de Métropolis, que les travailleurs mettront fin à l’insupportable fatalité de l’oppression !”

(Comme je te comprends, mon cher Oswald)

Oswald Grill, L’Usine


“Chacun s’agite : on prend des nouvelles, on pèse, on fait ses comptes, on fouille, on vérifie, on s’impatiente, on papote et on flâne en curieux. Alors la voix haute des camelots nous parvient, comme une clameur lointaine s’échappant du XIème siècle, quand Lagny-sur-Marne obtint un accord de privilège des comtes de Champagne pour accueillir l’une de leurs foires, faisant entrer la ville dans une période de prospérité…”

Edouard Cortès, Le Marché de Lagny, 1930



Jean Lugnier, Banlieue parisienne, la Zone 1


Rudyard Heaton, Le Kosmos
« Le cinéma Le Kosmos, construit en 1934 est acheté par la ville en 1993. Il est représenté ici après sa transformation en 1971 et avant sa rénovation en 2012. »


Jean Amblard, Avenue de la Libération à Gennevilliers

(pour la petite histoire, avenue aussi de ma libération d’avec feu ! folle ex-ex…)

Raoul Arus, Le combat d’Epinay-sur-Seine, 1909


Je passe d’un containeur à un autre (sympa la mise en place de l’expo) et je trouve cette peinture de Marcel Julien Baron très moche ! Mon avis est des plus subjectifs et pour cause. « L’artiste est aussi l’auteur de scènes paysannes et de vues de Bretagne baignées d’un halo de lumière fine et enveloppante, qui le situent dans le sillage de l’impressionnisme. » « D’un halo ». « Halo ». Bref, je me comprends. Vous comprenez pas ? Tant mieux ça vous regarde pas.

Photos, représentations, banlieues…

Durant la décennie 1960, les photographes de presse témoignent des « années de boue » endurées par des dizaines de milliers d’immigrés connaissant l’insalubrité et la précarité des baraquements. A Champigny-sur-Marne, 10 000 à 15 000 personnes vivent dans le bidonville du Plateau, souvent considéré comme « l’autre capitale du Portugal ».

Bernard Allard, Bidonville de Villeneuve-le-Roi, 1972


Willy Ronis, Loisirs sur les bords de Marne


Willy Ronis, Loisirs sur les bords de Marne



Henri Simon, Loisirs sur les bords de Marne



« Militant anarchiste et profondément pacifiste, le sculpteur Emile Derré fera scandale au Salon d’Automne de 1932, avec son groupe Réconciliation, tu ne tueras pas, dans lequel il met en scène l’étreinte entre un soldat français et un soldat allemand. Sous la pression et l’hostilité générale, Emile Derré retirera son œuvre… »

Ici, une sculpture de Louise Michel qui appartient à la ville de… Levallois-Perret !

Emile Derré, A la bonne Louise


Fernand Léger, tapisserie de Liberté, j’écris ton nom, d’après le poème de Paul Eluard (pour la Mairie d’Ivry)



Villes de Ivry-sur-Seine, Aubervilliers, Montreuil. « Si cette terre ne périt pas, elle fleurira ». Une deuxième affiche donne à voir des fleurs et des fruits au lieu des bombardiers, éditée par le Mouvement de la paix.

Grapus, Marche pour le désarmement, 1983


Paix en Algérie. Le slogan est visible sur ce mur depuis la fin des années cinquante à Nanterre.

Liedwien van de Ven, Nanterre, rue Jules Quentin, 7 novembre 2004


Derrière cette mob’, Ernest Pignon-Ernest et « ses » Rimbaud.





Derrière La Petite Sirène d’Antoine Rohal (ville de Malakoff), la reproduction de la barque « Madame » de Guy de Maupassant (Association Sequana)

Objectif pour Maupassant à l’été 1889 : fuir Paris et l’exposition universelle, et celle qu’il appelait « cette salope de fer » (la Tour Eiffel). Location d’une maison au bord de la Seine et canote sur son bateau en compagnie de la veuve de Georges Bizet et la fille d’Alexandre Dumas fils.

Maupassant, Madame, Mesdames




Front Populaire : Scènes de grève à Levallois en juin 1936.

Scène de grève, ou Libérez Patrick !


Je sors de l’expo ou plutôt l’on m’y sort (c’est la fermeture) et… j’suis pas loin, passer à l’appart de feu ! mère. Je veux voir de la lumière à l’intérieur de ce qui fut son dernier appart, ça m’aidera peut-être à me dire que – pour ce dobble deuil qui me ronge dedans la tête – quand c’est fini, c’est fini, et la vie continue. D’autres âmes prennent la place. Et c’est bien ainsi. Et bien ! le quartier a changé. Un jardin collectif a pris place, ça fait plaisir. Oh ! Un magasin de burkas ! Ça fait moins plaisir.

Et… allez.

Une soupe, un bain de larmouilles et au lit. Pourvu que je rêve de peintures. Cette nuit, ce fut encore et toujours elle. Et lui tiens… il s’invite dans mes nuits maintenant ! Cette nuit, j’étais – ce fut l’impression – chez lui. Une grande maison. En tout cas une impression d’espace. Il y avait Deborah, distante, d’autres personnes, invisibles à mes yeux, certainement les amis de son mec, et lui donc que je vois s’éloigner et passer une porte mais avant je vais en sa direction (je crois que Déborah n’est pas d’accord mais tant pis) pour lui serrer la main, et moi : « c’est donc toi ! C’est toi le chanceux ! Voilà le chanceux ! » et lui restant muet, pas méchant mais un peu hautain (genre t’es ridicule mec à répéter ta phrase, ou alors je sais pas quoi t’répondre donc je fais le hautain ?).

Ensuite je monte un petit escalier, où je frôle un lit défait (est-ce là qu’ils baisent ?). Nous sommes dans un duplex, duplex qui donne sur une terrasse. Ça c’était la configuration d’appart des parents de Déb’ ! Bref je reviens au rêve… Déborah est derrière moi, elle allant sur la terrasse, moi la rejoignant, ou l’inverse je sais plus et… moi pissant devant elle. « Oh ça va tu l’as déjà vue c’est bon… » et je continue à discuter. Je crois que je suis bavard. Je crois qu’en fait je suis le seul à parler. Le rêve se termine. OK.

Je retape ces notes au son du dernier album de Stéphane Eicher et… l’impression que chaque chanson a été écrite par mes contradictions. C’est fou. Malgré tout le mal qu’on s’est fait, malgré tous nos malheurs vécus, et partagés, et faits subir à l’autre… non. Ça ne passe pas. Je l’aime encore. C’est dans la peau. C’est fou.

Il est vraiment temps d’aller me coucher.

17 novembre 2019




Et demain.

Et après-demain.

Et déni de situation.

J’savais que conduire serait un échappatoire au morbide (de mon en-chez moi devant le papier), que j’en aurais besoin pour la journée, que ça m’aiderait comme je peux, et que ça m’adoucirait même l’âme (qui sait, peut-être un peu) le temps d’un rien, mais de là à tourner toute une heure dans des quartiers gris-de-merde !

“Bon”.

« Après, elle l’a choisi hein. On leur avec dit avec mon mari : vous êtes sûrs ? C’est son choix, qu’elle l’assume. Elle savait qui il était. Elle a fait son choix. » J’écoute. « Elle a 27 ans et elle pense que la seule chose qu’elle est faite de bien dans sa vie c’est son enfant. C’est sa seule fierté. A 27 ans ! » J’écoute, j’écoute et je ne dis toujours rien. Y’en a qu’ont dix ans de plus et qu’ont même pas la fierté de vouloir un gosse (qu’ont pas la fierté d’eux-mêmes pour avoir un gosse ?) alors forcément, je dis rien. Je laisse dire ! n’y allant que d’un timide « elle était jeune aussi, 23 ans, bon… ». « Ah c’était certainement sa manière à elle de s’aider et de faire quelque chose de positif dans sa vie. Mais bon. Bon moi j’y vais ! Tu m’assures ? »

Tant de “bon”.

Au mur d’escalade comme sur le divan.

« Bon, Marie-Do… »

« Vous allez encore dire que je bloque, Marie-Do, j’peux vous appelez Marie-Do ? J’ai envie de vous appeler Marie-Do ! Vous savez tellement de choses, de moi, de mes émois ! Ah ! ‘voyez que y’a pas de quoi. Je garde l’humour ! »

« La dernière fois je suis resté une heure dans une librairie, à lui chercher un livre. »

« Mais pourquoi vous voulez lui offrir un cadeau d’anniversaire ? »

« Bah… je euh… je suis tombé sur un superbe poète que j’connaissais pas. Ça lui fera plaisir je pense… »

« Excusez-moi, mais je crois qu’elle se fait plaisir autrement ! Guar… C’est fini…. Vous bloquez oui, vous êtes en pause, vous espérez vous parlez dans un an, dans dix ans, et pendant ce temps ? Vous ne vivez plus ? C’est fini oh. Vous devez faire ce qui s’apparente à… un deuil. Vous devez faire votre deuil, qui est un double deuil, Déborah et Noémie. C’est fini. Arrêtez là. Vous vous accrochez. Vous dites dans un an… Vous parlez de lui faire plaisir… C’est fini. C’est fi-ni. »

J’ai pas fini de pleurer, tiens.

Marcel Julien Baron, Projet de décor pour la Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville d’Asnières, 1900-1901


?

“Installé depuis 1880 au Petit-Gennevilliers, Gustave Caillebotte admire les berges de la Seine alors réputées pour ses promenades bucoliques et ses régates estivales. Sur la rive opposée, on distingue Argenteuil et les ateliers de l’usine Clarapède des “Chantiers de la Seine” produisant divers types de bateaux et du matériel naval.”

Gustave Caillebotte, La Berge du Petit-Gennevilliers et la Seine, vers 1893
(Musée d’Argenteuil, en dépôt au musée d’art et d’histoire de Saint-Denis)



Boris Taslitzky, Napalm, 1967
(Dénonciation des violences de la guerre du Vietnam)


Boris Taslitzky, La mort de Danielle Casanova, 1949-50
“Danielle Casanova, dirigeante communiste, arrêtée en 1942 et déportée à Auschwitz y meurt du typhus le 9 mai 1943. La scène peinte ici s’apparente à une descente de croix. Les autres femmes déportées pleurent la défunte et accompagnent son supplice. Le garçon assis au premier plan pourrait être le peintre lui-même.”



Pablo Réjas, L’Homme Christ (pour la ville de Sarcelles)


Bernard Rancillac, Amère Victoire, 1995
(collage ornant le cinéma de Malakoff)



Se souvenant des futuristes italiens, l’artiste nous propose sa version rock and roll de la grande boucherie, reprenant à son compte la célèbre exclamation de Prévert : “Quelle connerie la guerre !”

Hervé Di Rosa, La Guerre de 14



Blasco Mentor, Espagne 39


Charles-Paul Renouard, Portrait de Jules Gravereaux dans la roseraie de L’Hay-les-Roses


Trois hommes à une table. A l’intérieur. Les meubles dans leur simple fonction. Être assis, accoudé, dans la lumière près de la fenêtre. Cette façon d’être ensemble a traversé le siècle. Autour d’un verre de vin, d’une eau-de-vie. Où retremper le lien, où délier les langues. Pour parler de la pluie. Du travail. Nulle décoration, nul décorum. La poésie de peu de choses. Trois hommes humbles. Assis ensemble à cette table. (Guillaume Déloire)

Georges Darel, Etude préparatoire pour Les Buveurs, Salon d’Automne 1931



Auguste Lepère, Le Ballon qui descend Dimanche au Pré Saint-Gervais, 1912


Frans Masereel, Souvenir d’Alicante, 1932


Charles Garo, Le Jardin de Claude Monet
(Ville de Briis-sous-Forges)




Boris Taslitzky : Les Délégués, 1948.

Boris Taslitzy : du “Réalisme à contenu social”.

“Etre artiste c’est rendre compte de la réalité dans son développement révolutionnaire.”

Dès 1940, il entre dans la Résistance. Il est arrêté en 1941 puis déporté au camp de Buchenwald, d’où il réussit à s’échapper en 1944. Faisant référence à ce terrible emprisonnement, il dira : “Si je vais en enfer, j’y ferai des croquis. D’ailleurs j’ai l’expérience, j’y suis déjà allé !”.

Boris Taslitzky, Les Fondeurs, 1947



Ismael de la Serna, Don Quichotte



Poignard gravé et signé par Francisco de Goya, 1808
(Ville de Montreuil)



Roger Somville, Le Triomphe de la Paix



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