Expos / Sorties

Nous les arbres (en images)

Exposition à la Fondation Cartier. Démarrée le 12 juillet, prévue jusqu’au 10 novembre, prolongée jusqu’au 5 janvier 2020.

Je relis mes notes : pauvres.

Déforestation et langues en danger

  • 2700 langues en danger, 230 disparues depuis les années 50, 96% des 6700 langues = 3% de la population mondiale
  • dendrologue : science des arbres
  • Incendies volontaires et abatages massifs : 2 principales causes de la déforestation
  • bœuf et soja
  • Sebastien Mojia, ou la solitude de l’arbre urbain au Chili.
  • Ecrit le 15 juillet

Le reste sera en images.



Virola



Derrubada feminina, 2010




Sebastian Mejia, Photos du Chili, 2012-2013


Miguel Rio Branco, L’Arbre, Tokyo, 2008


Un profil forestier d’une profondeur de 10 mètres, dans la forêt primaire de Saint Elie, Guyane Française, à 5° Nord.
Trouverez-vous l’être humain qui est dans cette forêt ?

Les recherches sur l’architecture des arbres ont commencé en 1970 dans les forêts tropicales (Guyane, Côte d’Ivoire, Congo). A ce jour, 24 architectures d’arbres ont été identifiées, décrites et dédiées à des botanistes de dix nationalités différentes. Trouverons-nous la 25ème architecture ? L’avenir le dira.

“Crown shyness” ou “timidité des cimes” = en plantation les arbres ne se touchent pas. Sur un arbre à structure coloniaire, la timidité apparaît entre les réitérations qui constituent la cime. On connait une vingtaine d’espèces d’arbres timides : Eucalyptus en Australie, Pins pignons en Méditerranée, Dipterocarpes en Indonésie, Camphriers au Japon, etc.

Originaire des Andes, Cochliostema odoratissimum, COMMELINACEAE, est une plante épiphyte, vivant sur les hautes branches des arbres. Ses fleurs dissymétriques, à structure interne hautement complexe, dégagent l’un des plus beaux parfums connus.

Comme l’amour.

Un temps.


Comme une fleur. Une fleur intime.

Un temps.


La plus belle des fleurs.

Un temps.

(l’image est foireuse mais c’est comme les photos d’en dessous, c’est dans l’ordre, dans l’ordre de l’exposition) (du commissaire) (de l’exposition) (en désordre) (bon) (vous m’avez compr…) (les photos oui ! c’est mieux)

Moabi, Baillonella toxisperma, 2012, Gabon

Dehors, dans le jardin de la Fondation Cartier, profiter du vert, de leur hauteur, profiter du calme, profiter de leurs élévations. Elles me rappellent celle de ce 285 ans d’âge, beau Cèdre du Liban du Jardin des Plantes, et avec qui parfois je déjeune, accompagné de quelques rayons de soleil, pour mieux, ensuite, repartir à la mort lente. Une mort sans vert, une mort sans élévation, une mort qui pue la moquette rongée, une mort qui pue la moquette morte, une mort qui pue l’odeur et, pire, l’ambiance, l’esprit de bureau “standard”. De médiocrité “standard”. Mais une mort, sous ce Cèdre, que j’oublie un instant.

Ensuite, ensuite, parce que ça fera plus d’une heure, aller, retourner, s’en retourner, aller à la mort, peut-être, mais à la mort dans un peu plus de calme.

Et de calme au coeur.

Contre les craquelures.

Les arbres, encore, toujours, eux seuls. Caresser.



A la Fondation toujours, “L’ordre présent est le désordre du futur”. C’est de Saint-Just.

J’sais pas.


Fabrice Hyber, Paradis, 2013.

“Lorsque je dessine un arbre, j’essaie de me mettre dans sa peau… un vêtement d’écorce. J’imagine qu’il a, par analogie avec nos comportements profondément humains, des fonctions invisibles : comme nous, il se déplace et communique avec les autres ; il peut être fou ou sage, hystérique ou calme, en fonction du contexte et de l’environnement.”

Ce chêne imaginaire, dont les feuilles revêtent toutes les couleurs de peau des êtres humains de la Terre, évoque un monde rêvé où hommes et arbres vivraient en symbiose.



Et je repense aux pauvres histoires, qui ne savent pas durer comme des arbres remarquables.

Cette expo ne me fut pas remarquable. Cette expo me fut marquante. C’est, ce fut la dernière d’une – plus ou moins – propre histoire.


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