La vie en vrac

Les femmes modernes bis

Les jours, les soirs, les semaines, les mois passent et je suis de ces masculins féministes qui ressentent détestation pour les femmes. Trop d’exemples : confusion.

…fois hesse…

J’écoute et observe et constate et je n’aime pas les femmes que je croise et recroise, et recroise, et re recroise…

confusion fois hesse… Hermann Hesse c’est mieux. C’est toujours mieux l’art, comparé aux consommateurs/consommatrices de couillons/couillonnes, consommateurs/consommatrices prenant leur homme-couillon et/ou femme-couillonne pour produit, objet, intérêt : joujou. Sans l’assumer. L’assumer par devant bien sûr serait autre chose, rien à voir avec ce que je constate, là. Dans ce bar qui porte mal son nom (“Les Arts”).

« Qui ça, Talya ? Oh avant qu’elle casse son jouet… pourtant elle s’amusait bien avec… tu te rappelles, on lui avait envoyé des potes ! »

AH AH AH.

L’oreille d’encore une conversation de “femme moderne “. Femme moderne, ça sonne comme femme vengeresse.

  • Tu vois, moi, je soupçonnais Pascal, enfin non, mais bon, on sait jamais hein… eh ben j’ai redoublé d’…
  • d’attention ?
  • d’action oui !

RIRES.

RIRES de femme moderne à femme moderne.

  • Hier il m’dit : qu’est-ce que tu mets du temps ! J’étais dans la salle de bains, je vérifiais son portable. Moi j’ai besoin d’aller vérifier. Si lui le faisait, bah je préfère prendre de l’avance ! Ça me permet de me dire que je suis une grosse merde ! (AH AH AH) Mais ça me rassurerait d’une certaine façon, ça me renforcerait d’avoir raison ! s’il allait voir ailleurs lui aussi… Puis j’ai la technique, le matin, l’air de rien je lui demande son code, je le lui demande au réveil, il est dans le pâté, ça marche super…

Bref femme moderne, femme moderne.

Mon livre du moment : Une vie française. Les mots c’est mieux et lui donc qu’aurait-il dit de beau ? ou de semblable à mes pensées, mes rages, mes dégoûts d’ex, donc avant tout de moi, moi méprisable et méprisé dans ce compte-ex où les hommes désormais, du moins certains, les cons, les gros cons dans mon genre sont pris pour serpillière, serviteurs, objets… à manipuler.

« Je sens brûler en moi un désir sauvage d’éprouver des sentiments intenses, des sensations ; une rage contre cette existence en demi-teinte, plate, uniforme et stérile ; une envie furieuse de détruire quelque chose, un grand magasin, par exemple, une cathédrale, ou moi-même ; une envie de commettre des actes absurdes et téméraires, d’arracher leur perruque à quelques idoles vénérées, de munir deux ou trois écoliers rebelles du billet tellement désiré qui leur permettrait de partir pour Hambourg, de séduire une petite jeune fille ou de tordre le cou à quelques représentants de l’ordre bourgeois. Car rien ne m’inspire un sentiment plus vif de haine, d’horreur et d’exécration que ce contentement, cette bonne santé, ce bien-être, cet optimisme irréprochable du bourgeois, cette volonté de faire prospérer généreusement le médiocre, le normal, le passable. »

Et je hais penser à Déborah, quand je pense à ce passage.

Je hais d’avoir été si long à comprendre, si long à véritablement avoir dit stop (donc pas seulement par les mots).

Cette fin d’année de l’an maudit deux mille dix-neuf, et les jours qui suivirent, sa mise à nu, l’instrumentalisation de sa fille à des fins salement personnels, dégueulasses, auront tué le reste de ce qui me restait d’amour & volontés d’espoirs. Sale et tellement sale que je me sens contraint de ne plus garder contact avec Noémie, du moins pas par textos, ses textos, à la petite, ne sont pas des textos écrits par une enfant de dix ans.

Déborah m’aura pris pour un con même après la séparation. Et je ne peux qu’apprendre. Des femmes égoïstes, possessives, dépendantes jusqu’à la manipulation, je ne peux qu’apprendre aussi de ma connerie, mes aveuglements, cette naïveté maladive. Le Nestor n’est plus, plus d’essoreuse, plus de dévoreuse d’espaces, et de servitudes, et je hais je hais mes ressentis. Je les hais et c’est ce qui me fait le plus mal, ce constat : j’aurais voulu garder une bonne image de qui fut mon bel amour, des fois.

Je me souviens de ce début d’année où une amie m’avait appris son étonnement d’être tombée sur des messages hautement enflammés de Déb, pour son nouveau mec, sur facebook. Mon amie trouva étrange que Déb’ étale cela en public, et si vite après moi, moi je savais, je savais qu’une fois de plus c’était une manière pour Déborah de blesser, piétiner, se venger, mais se venger de quoi ? Peut-être qu’il aurait fallu que je la trompe pour qu’elle arrête, du moins diminue, ses accusations envers moi. Des choses et d’autres qu’elle ne comprendrait jamais de son attitude, à se demander ce qu’elle fout depuis tout son temps en thérapie. Un peu comme ce message, ces messages, où je fus qualifié de danger pour elle et sa fille. Bref à disqualifier ! À la poubelle, plus d’intérêt, plus de quoi en tirer quoi que ce soit de ce Guar alors ! Piétiner, piétiner, piétiner… Confondre, confondre, confondre… Détruire ex pour mieux penser à reconstruire – penser à mal oui ! dans ces conditions, dans cette doctrine ! ou comment reproduire réflexes de qui m’a, année après année, prouvé qu’elle n’avait pas fait le deuil. Pour autant… m’accuser… me prendre pour son ombre… Et rééditer les messages assassins de fin d’année… et comme par hasard un 21 décembre ! jour de grande cicatrice pour Déborah dix ans plus tôt, d’un temps où je ne la connaissais pas, et où elle avait déjà trop connu, et plus que jamais, le père de sa fille.

Bref je ne me fais pas clair et je ne le souhaite pas j’écris c’est tout, comme je pense… et ce blog n’a plus vocation à s’étendre sur la toile. Pudeurs. Puisque déviations. Ce blog, depuis novembre, est devenu piteusement autobiographique. (là aussi un échec ; des limites non passagères) Je perds, je perds je perds avec moi-même mes énergies hautes.

25 janvier 2020

Depuis que je tente approches vers sexe féminin au prénom autre que Déborah, j’ai le succès d’un chargé de communication dépressif. Le succès d’un aigri Bisounours voulant se vendre à un entretien d’embauche pour wonderful world de Parc Disneyland, Mickey Mouse et consorts bref… un de ces succès… de la grande grande réussite commerciale…

La dernière fois j’avais osé, j’étais retourné voir cette caissière. Les mots tremblants, lui disant que je la trouvais magnifique et que j’aimerais la revoir. Elle me répondit non. J’insista. Elle me répondit tout aussi clairement. Quant à Lina & Emma j’espère les revoir. Bon esprit. Enfin surtout Emma… Beau regard.

Tu parles.

Ça fera bientôt six mois et la seule personne, ou plutôt les deux seules personnes qui se soient intéressées à moi, sont deux alcooliques, pilières de bars familiers. Pour la peine tiens je me reprendrais bien un verre.

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