La vie en vrac

Les femmes modernes

« Elle est venue avec son nonosse elle était contente ».

C’est donc ainsi qu’on parle des joujous, dans les bars, c’est ainsi que l’on parle à l’abri du regard et des écoutilles, de ces garçons dont on n’est pas amoureuses.

J’ferais mieux de ne pas m’attarder ça m’énerve. Et ça va bientôt démarrer.

“L’amour entre une mère et son enfant”. Je ne connais pas l’auteure, le sujet m’intéresse, j’y suis ; maison de la Poésie. Constance Debré, Love me tender. Enfin c’est ce que je croyais être le thème. Juste avant que les lumières ne s’éteignent et que la lecture démarre mon portable s’éclaire. Un message de Noémie, enfin du portable de Noémie, officiellement un message de Noémie, « Bonjour ça va ? ».

La mère-manipulatrice sauterait-elle sur l’occasion pour sauter sur le portable de sa fille ? Putain. Putain de saloperie de putain de manipulatrice. Et putain de moi. Putain de moi à avoir mis tant de temps à le comprendre. Se faire passer pour sa fille putain. Se servir de sa fille putain pour arriver à ses fins… et moi contraint de ne plus répondre à Noémie si je ne veux cultiver ce que je refuse. Putain ! Putain ! Putain… Et cette auteure qui parle du tribunal de Paris, des couloirs, des audiences, de garde alternée, et de ne plus voir l’enfant du jour au lendemain. Merde…

Pas envie d’entendre ça…

Déjà, avant-hier soir dans le bus, j’étais passé devant le tribunal. Et ma colère contre l’ingratitude, ma colère contre Déborah était et reste encore loin très loin de s’apaiser… et c’est pas bon.

Demain de l’art encore de l’art de l’art à défaut de cochonneries. J’aimerais de la douceur, que quelqu’un s’intéresse à moi, que je m’intéresse à elle, j’aimerais. La vie sans aimer, j’aime pas cette vie.

23 janvier 2020

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