Jour de cuisine

Le pesto à l’ail des ours sauvage de chez Philou de la Seine-et-Marne (c’est bon, l’est à moins de cent kilomètres)

Tout d’abord, vous serez allé récupérer votre ail sauvage à La Briche, lieu de vie de première nécessité, ainsi que votre panier légumes mais bon on s’éloigne de la recette là. Et ne pas trop s’éloigner, l’ail sauvage se trouve à moins de cent kilomètres de Saint-Denis, ouf. Mon devoir patriotique et mes velléités d’un meilleur bilan carbone se rejoignent.

Discutons.

Ensuite, vous irez chercher une recette de pesto à l’ail des ours sur internet. Bien sûr, après avoir opté pour le pesto d’ail des ours au parmesan et aux amandes, vous n’en ferez qu’à votre tête, comme d’hab, ah vous décidément.
Et, donc :

(Pour 1 bocal de 250 à 300 ml) :

  • 150 g de feuilles d’ail des ours
  • une dizaine d’amandes (broyées)
  • 100 à 125 ml d’huile d’olive
  • et aussi un peu d’huile de lin
  • et de tournesol
  • et des graines de tournesol
  • et si par hasard vous êtes passés par Sarlat (ou par là), finissez la bouteille d’huile de truffe. Elle coûte peut-être un bras mais bon d’te façon vous n’avez plus de jambes depuis un mois et demi, ni d’anonymat libertaire. Et c’est bientôt la fin du monde.
  • Du citron (pas forcément confit, mais si vous tenez au jeu de mot, alors ne pressez pas trop)
  • un peu de gingembre
  • un peu de cumin
  • 5 g de fleur de sel
  • 2 g de poivre
  • Quelques baies roses

Et comme vous ne pouvez pas vous empêcher de faire dans l’original, vous aurez rajouté du curcuma (frais) (puisque vous ne pouvez pas vous empêcher de jouer les rebelles malgré les recommandations de l‘Anses)

À la fin, c’est un pesto qui ne ressemblera pas du tout à un pesto mais c’est bon, alors bon.

Ceci n’est pas la cuvette des chiottes

Ce pesto, l’accompagner d’un simple Chardonnay, style Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune (ou d’une meilleure bouteille si vous avez autre chose que votre assiette avec qui la partager), en tout cas votre dos s’en souvient, souvenir de vendanges d’un temps bien avant la post-apocalypse que nous vivons, moment présent.

Vous accompagnerez tout ceci de votre spéciale couche de blettes à foutre au four, cette fois avec des tranches de haddock fumé au bois de hêtre, mais la prochaine fois vous regarderez plus attentivement la provenance, plutôt que de vous faire enfumer, petit biobio que vous êtes. Écrit en gros peut-être Haddock au bois de hêtre en Normandie, mais péché en Islande et Féroé et autres zones de l’Atlantique Nord-Est au chalut.

Le matin, si vous avez mal au crâne, c’est que vous avez un peu trop repris de blettes.

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