La vie en vrac

Le courage c’est du vent dans la tempête

Courageux. Courageux… On ne m’en a pas beaucoup dit des compliments, des gentillesses, des caresses d’affirmations positives… mais alors celui-là ! Du courage ! Du courage ! Qu’est-ce qu’il a du courage !

Peut-être pourquoi elle m’énerve tant, cette chanson de la Grande Sophie, « du courage ! du courage ! ». Merde j’ai autre chose que du courage et le courage bah c’est de la merde ça fout dans la merde. Du courage ! Du courage ! gna gna… Maman, elle, c’était la chanson « elle a fait un bébé toute seule » qui l’énervait plus que tout autre. Je me l’explique mieux maintenant, ce à quoi ça la renvoyait. Bref ce blog c’est moi, c’est pas la daronne. Ni mon frère. Mon frère, c’était La vie par procuration.

Courageux, courageux… On m’a en effet souvent reconnu du courage. Telle mère tel fils. Mais c’est être courageux que d’accepter l’inacceptable ? Ou des boulots indécrottables ? De supporter si bien la merde en somme… des boulots de merde… un traitement de merde… À force.. par habitude… encore plus par la crainte… et lâcheté le duo infernal… la fatale dynamite…

Je déambule au milieu des statuettes, Musée du quai Branly. La partie « Mali » est superbe.

Ma mère, elle c’était les statuettes de singe, j’comprenais pas pourquoi cette statue – qu’avait acheté mon père – était autant détesté par sa femme. Je comprendrai plus tard que ça n’avait rien à voir avec l’esthétique du bois sculpté… comme j’apprendrai encore plus tard, bien plus tard, par qui allait devenir mon ex peu de temps après, que ces statuettes étaient, aussi, un code, une reconnaissance d’entre eux, ces fous, détraqués, pour se reconnaître, pour qui y appartenaient à ces réseaux de… DÉGOÛT.

29 août

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *