Jour de confinement

Le bilan confinement (en parler)

J’fais le bilan, confinement.
Et dans confinement il y a finement, bien sûr.

J’ai appris, j’ai retenu, j’ai pensé, j’ai ressenti.

En vrac :

  • C’est important de déléguer. Par exemple, tous ces exemples d’articles ou de vidéos distillées sur le blog, en général on me les a envoyés. J’ai passé très peu de temps devant la procrastination internet (excepté pour le travail).
  • « Tu le vis plutôt bien parce que t’as plutôt l’habitude ». C’est vrai, mais on ne se fait jamais véritablement à la solitude. C’est vrai aussi que j’avais pris l’habitude de la vie sans les flashs infos et ça, je confirme, c’est vital pour un meilleur équilibre mental et… et psychique. Je n’en démords pas : suivre encore aujourd’hui en 2020 les déclarations d’un playmobil ou d’une Sibeth N’Diaye, c’est alerter ses proches d’un tas d’états de faits, c’est les prévenir que vous pensez au suicide sans même le savoir vous-même.

Penser à :

  • Lire Alain Damiaso
  • Lire Alessandro Pignocchi
  • Lire Hugo Verlomme, Mermère.
  • Collection suspension aux éditions de l’Aube (Jérémie Peltier)
  • Sur la route et en cuisine avec mes héros de Rick Bass
  • Nagori de Ryoko Sekiguchi
  • Je me suis enfin mis à l’heure du 21ème siècle (bref je me suis mis à whatsapp)
  • Les circuits-courts demain encore plus qu’aujourd’hui. Je ne suis allé qu’une seule fois dans un gaffa de l’industrie agroalimentaire et c’était pour le PQ (qu’ils n’avaient plus), sinon l’estomac s’est bien porté, rien ne lui a manqué, merci bien.
  • J’ai encore appris de ma résistance (j’ai résisté à écrire Les Moucherons III)
  • J’ai un peu réussi à résister (aux moucherons)
  • J’ai découvert Karim Duval, Les Goguettes, Alessandro Pignocchi, vraiment découvert Pierre-Emmanuel Barré.
  • J’ai enfin assumé de ne pas entrer dans la danse, et de rester posé au bar tranquille à boire ma bière et sans aucune culpabilité (de ne pas me trémousser sur de la mauvaise corona world dance)
  • Je me suis fait un pote (Bucco)
  • Je me suis imposé un rythme, un papier par jour, un papier inutile mais.
  • J’ai dit bonjour suivi d’une phrase à mes voisins.
  • J’ai beaucoup brassé dans le vent (bénévole) et dans les faits finalement, malheureusement, peu de concret. Toujours est-il le plus important : quelques lignes ont bougés, maigrement mais ça les a fait bouger.
  • J’ai appliqué systèmes B (le système Bechet) et méthodes de grand-mère (la méthode 1.0), de quoi s’aider à s’y faire, à ce temps moderne.

Moi, ce temps il m’a plu, il m’a plu au moins d’y penser, à sa sortie. Et vous ?

Bref le bilan confinement : en parler.

Tout le monde connaît des périodes difficiles à vivre, qu’elles soient liées à la solitude, à la violence physique ou morale, au conflit relationnel, à l’addiction… Dans ces situations, il est parfois d’autant plus compliqué de trouver une personne à qui se confier. 

C’est pourquoi, depuis plus de 25 ans, des blogs, formés au soutien psychologique, répondent à des milliers d’appels intérieurs. Ils offrent alors à chacun un temps d’écoute, un moment de pause, un espace de parole, dans un cadre neutre et bienveillant. Ces appels à l’écriture inutile peuvent permettre d’apaiser des tensions, des craintes, des angoisses, des moments d’agressivité, ou de mettre un peu d’ordre dans ses pensées. Et, de ce fait être : un peu utile.

Quand appeler ?
Les blogueurs sont indisponibles 7 jours sur 7, de 8h à 20h tous les jours de la semaine, au 0 800 666 666.
Les appels sont totalement anonymes et confidentiels. S’agissant d’un numéro vert, il est gratuit.

P.S. : OUI JE T’AIME LA VIE.

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