Jour de cuisine

La salade de fraises beurrées

Déjà, avant de penser au dessert vous aurez penser au plat (bah ! oui). Je vous suggère le tout à fait digeste Plat d’avant que tu meurs du coronavirus (et tout est fait pour que ce ne soit pas pour demain)

Important : dans ce plat : ne pas oublier les fèves de cacao (pour le côté croustillant). Et pour le reste de la recette, les ingrédients ? L’imagination bondiou, l’imagination. J’vous rappelle que c’est vous qui le mangerait ce plat digeste alors bon, j’vais pas tout vous mâcher, faites un effort, merde, un peu.

Merci.

Là, sans attendre, tout de suite, tout de suite ! j’ai dit, à la sortie du four, oui parce que vous aurez pensé – bande de bananes – à acheter des fraises, donc, là : vous êtes devant le four, vous regardez le four et là sans réfléchir cherchez pas vous enfournez… euh… des fraises, et vous éteignez le four.

Vous aurez pensé bien sûr, tout d’abord, à vous procurer des fraises. Faisons simple. Ou sinon c’est se compliquer la vie et alors là rien ne va plus et on revote Macron en 2022 pendant qu’on y est dans… Bon. La recette. La salade. Jusque-là on se suit, vous et moi. Suivez-bien. Dans cette salade de fraises, très important, un peu comme les aides publiques (les aides pour les gens dans les gens du public) la sauce. Tiens, voilà ça vous pendez au nez, un autre jeu de mot en loussedé qui vient de se glisser le coquin, entre vous et moi, et internet, et un flacon de gel hydroalcoolique, c’est cadeau. Pour le jeu de mot hein, du gel j’en ai pas, un peu comme la coupe budgétaire du système hospitalier français (et là c’est très très subtil, ça demande relecture très attentive). (si si) (isabelle huppert aussi) (putain merde j’sais plus où j’en étais moi) (vous suivez toujours vous ?) ah ! merci ! La sauce. Très important. Du sirop d’épices pour être très précis. De l’eau, du sucre de canne, des épices donc (bah oui badiane !) avec donc (tu le fais exprès ?) de la cannelle, de la badiane, de la muscade, du gingembre. Bien sûr, finir cette bouteille de sirop d’épices avant la date d’expiration indiquée sur la bouteille (20 septembre 2017). Nous sommes en 2020 c’est vrai mais ceci est ma première recette que je mets en ligne et vous n’êtes pas sortis de l’auberge (confinée).

(et entre nous c’est assez stratosphérique cette ambiance d’user de ces ustensiles de jeux de mots à la con tout en écoutant Boris Cyrulnik interviewée par Laure Adler à 01h06 du mat’ et avec une triple fermentation dans le bec… enfin bref)

Pour le jus bien sûr, le dit sirop d’épices, pour le trouver vous ferez 9 heures d’avion, 6754 bornes, et vous consommerez un nombre incalculable de petit Macron en culottes courtes, on ne vous félicite pas, bravo le bilan carbone. Vous dépenserez aussi pour tout cela (environ) 400 euros pour aller jusqu’au Carrefour du coin (de l’île). Ou sinon, vous allez au Franprix d’à côté, vous achetez un peu de sucre roux, de la cannelle, et des épices. Voilà.

Là ! À partir de là vous prenez une casserole, vous y versez de l’eau (l’eau du robinet pourquoi pas, sauf si vous habitez Tchernobyl) (ou sinon vous avez aussi l’option et personnellement c’est mon option préférée, mais après vous en faites ce que vous voulez déjà que vous en avez rien à foutre de ce que je dis depuis tout à l’heure, alors l’option, mon option, mais si vous voulez vraiment et alors là j’ai envie de dire merci de me suivre et de revenir au « bâtonnet de charbon végétal » de votre amap préférée et que vous plongerez dans une bouteille en verre (le bâtonnet, pas l’amap) remplie d’eau du robinet (la bouteille, pas le robinet).

Là, vous soufflez, parce que cette phrase elle est vraiment très longue.

Bref donc bref vous prenez de l’eau comme je le disais et le re redisais (franchement à un moment, faut suivre) (j’en ai un peu marre de me répéter) (je vous signale au passage qu’à cause de vous je n’ai toujours pas avancé dans la recette) (et en être encore à l’eau franchement…) l’eau du robinet donc (je suis long oui ! oui je me dépêche) et un peu de sucre (mais pas trop !!!!!) (les maudits français consomment trop de sucre depuis… depuis quand tiens ? Ah, tiens la France est le premier producteur de sucre en Europe, comme c’est marrant tiens, cette coïncidence). Un peu de sucre mais juste un peu pour le coté (« croustillant ? ») (« non, Helmut ») (Helmut, le fils de Cyril) « c’est pour le côté sablé, cher Helmut. » (si vous pouviez arrêter de m’interrompre) « Et beurré ». (merci.) A ce propos, (et meeeeeeeerde ! Putain là je redeviens sérieux le flash de 2 h, fait chier, fait chier fait chier ! Le chanteur Christophe est mort) (putain ah merde ! Putain ! Je l’aimais bien. J’ai plus envie de rire là) (continuer, c’est des notes que je retape) (mais putain) (putain) (putain…) (j’y repense) Plus tôt, je recevais avec plaisir un message d’une copine que j’aime bien (en même temps normal c’est une copine) et qui me disait qu’à Brest ça va… ils sont épargnés (Christophe vient de mourir à l’hôpital de Brest).

Bon…

Pfff.

Je disais donc…

Je disais, j’allais oublier la dernière petite pincée avant absorption totale dans la bouche. Des fraises on a dit, du sucre (un peu juste un peu j’l’ai déjà dit ?) (je l’ai déjà dit) (qu’est-ce que je me répète quand même) (même pour une recette faut que je tatillonne) (c’est la tremblante ça) (ATTENTION Fin du monde… C’est-la-tremblante-gé-né-râaâaaale…), une lichette de sirop d’épices, et quelques bouts de gingembre (pour madame) histoire de lui ramoner bien la fraise ce soir (petit coquin) ce qui fera équilibre avec, la dernière pincée de cette salade de fraises : une bouteille entière de rhum. D’où : La salade de fraises beurrées.

et bonne biture bien sûr !!!

OH. J’allais oublier. La crème fraiche. Ne pas oublier (donc) (mais c’est en option) (ça aussi) (on ne vous en voudra pas si vous n’en mettez pas) (et que vous ne votez pas Macron aux prochaines élections) de la menthe fraiche du balcon (si possible de la menthe poivrée) (pour ce petit côté piquant pas piqué des hannetons) (le jeu de mot me tuera un jour) (quelque chose me tuera un jour) (alors) (en tout cas il faut un balcon) (d’où l’option) (franchement : on n’est pas très à cheval dessus).

(d’ailleurs ! l’auteur de cette recette préfère la mélisse, mais bon la menthe, les fraises, la menthe, les fraises… pour le plus grand nombre c’est assigné comme ça, et l’auteur des fois quand même il pense au plus grand nombre)

Par contre et là nous sommes intransigeants à la World Gloubi-Boulga-Fourre-Tout Cuisine Académie, nous sommes intransigeants sur l’hygiène et tout et tout de la cuvette des chiottes et du parquet. Donc très important : penser à poser délicatement (pour faire genre comme dans les films) la menthe sur les fraises. Bien sûr, la menthe est à déposer sur les fraises avant d’avoir ouvert la bouteille de rhum. Sinon vous allez oublier. Vous risquez d’oublier.

Vous retrouverez un résumé clair et concis de la recette de cette magnifique salade de fraises beurrées sur le site officiel des amis posthumes d’Henri Krasucki.

De rien.

C’est normal, entre confinés.

Au fait si vous souhaitez lever l’option « mouches », penser à l’utilité d’utiliser un frigo. Éviter de laisser votre dessert en plein soleil tout l’après-midi. Certains ont oubliés, ils ont eu des problèmes (de mouches).

Astuce – L’astuce du professionnel (en exclusivité pour les lecteurs de Okapi et Le Whisky Magazine) : boire un bon grand verre d’eau minérale et attendre environ une heure avant de terminer votre salade, avant de reprendre le cours normal de votre salade. (comme nous vous le disions, nous sommes intransigeants sur l’hygiène et l’état du parquet et nous le resterons après… après cette expérience culinaire)

(et bonne chiasse bien sûr)

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