La vie en vrac

La foulure du bras droit (n’aura pas le dernier mot)

Merde. Un torticolis aussi. Voilà, c’est ça, de se réveiller soudainement. Je maîtrise davantage les étirements de boxe que de méditation douce, enfin ça dépend de ce que signifie maitriser dans ma bouche. Maitriser, contrôler, dans la famille Guar ça n’a pas toujours été inné. Ca ne l’est toujours pas, d’ailleurs, pour moi. Du rien au tout, du noir au brillant, du chaos au spectaculaire… C’est dans quoi nous oscillons en général, chez les Guariens, au gré du temps du vent et de nos limites, surtout nos limites. Nos limites, nos extrêmes.



Je n’ai pas encore revêtu ma chemise de quand j’écrivais, mais si vous voulez l’avis de mon p’tit doigt, ça ne saurait tarder. Je me suis même lavé les dents à midi, comme si j’étais au travail. Et, à l’image de ce blog, tant qu’à être dans la merde ! autant l’assumer pleinement, en jouer pleinement ! Me créer mon travail ! M’instaurer discipline ! Innover, même, anticiper, rattraper l’avance ! Le télétravail ! Non, vraiment, je m’impressionne ces derniers jours. Je me lève tôt, j’écris, je me sens bien, dans l’action ! et la liberté quoi. Ma liberté que je construis. Et plus fort encore ! je m’accorde des pauses. Je m’accorde les deux. Accorder les deux et, c’est ça, le mouvement ; le mouvement appelle le mouvement…

A côté les musées, bien sûr, mais aussi le bénévolat à la ferme, aussi à la perma, quelques verres et matchs sur Paris, même un peu de sport et beaucoup moins de boissons. Et de fumée. Puis le retour au ciné-club de ma ville (4,50 euros la place pour les abonnés), et au TGP (Théâtre Gégé Philippe)… De l’hygiène, de l’hygiène, de l’hygiène.



Etre indulgent avec soi-même. Non pas revenir sur terre, mais accepter le peu que je suis, le peu de talent que j’ai, sur cette terre, qu’est belle, tout de même, et talentueuse, quand elle veut. Se donner les moyens de la réussite tout en revoyant considérablement les auto-exigences de son ambition personnelle – comprendre littéraire. Artistique. Théâtrale. De saltimbanque… Peu importe. De libre. Libre – vivant…

Et pis c’est tout. Je ne serai jamais qu’un de ces écrivains comme je ne les aime pas ; de ceux qui ne développent, principalement, qu’un personnage, qu’une histoire, vite auto-centrée, et qui au fond ne parle que d’eux, avec eux-mêmes. De la chiure d’écrivain ! D’où… un avenir d’écrivain auquel je peux croire, en fait, de certaine façon ! Et manières ! A vendre 99 centimes ou 99 euros la chiure de pavé, peu importe, la petitesse, l’individualisme, y’a que ça de vrai !

Ne pas trop s’exciter non plus. Je réécris, je me lève tôt, je m’active, je pense… Et j’ai voulu reprendre le sport. J’ai tenté. Je me suis foulé. Je me suis pas…oui, si, justement. Foutu torticolis lui aussi qui dure. Mais je n’ai plus mal au dos. Je purge ma douleur sentimentale par l’activité et l’écriture. D’hab, j’ai “mal de dos”. Mal de dos monumental mental intersidéral intercontinental interminable bref qui fait mal à chaque rupture ou, du moins, grosse, très grosse déception dans le couple. Déception qui peut venir, d’ailleurs, de l’un, ou de l’autre… Bref venue d’ailleurs. De soi. De l’autre. Merde ! c’est la merde… Aujourd’hui, cela fera 126 jours que j’ai dit à Déborah que je me sentais comme un fantôme dans ce couple, qu’elle m’avait oublié, en plus de m’avoir exclu – de sa bienveillance habituelle. Son comportement depuis reste le même. Quand on a dit ce que j’ai dit, et que j’observe ce que je continue à observer depuis 126 jours, alors c’est dit, affirmé, montré. La priorité. “Mon caractère c’est moi, Guar !” et moi dans tout ça… petit rikiki peut-être et pour le maousse costaud repasser dans une autre vie… La paix, avant, la paix. LA P.U.T.A.I.N DE P.A.I.X… Quitte à mentir s’il faut, jouer sur les mots s’il faut, omettre telle information s’il faut, omettre aussi que je vois, ou que j’ai vu, ou que je verrai telle copine pas assez moche pour ne pas faire peur… Une copine qui au final sera assez jolie, évidemment, ou bonne, trop bonne, ou simplement avec deux seins, et un cul, et une chatte, pour remplacer “femme”. Ce qui, entre les lignes, m’est plus ou moins signifié…affirmé… et de manière systématique. Sous-entendus incessants, interminables : épuisants… (Une femme aussi belle, presque aussi belle, une femme aussi intelligente, presque aussi intelligente que Déborah et hop, c’est trop, c’est bien trop ! pour ma femme feu! amour… l’homme étant bien sûr “danger” par définition. Par définition de traumatisée) Et je ne suis même pas responsable de mes propres traumatismes, et j’ai assez à faire avec eux, alors… et, et, peu importe, peu comment, peu de pourquoi, et, et, donc, m’accuser, m’accuser de cette peur. Me repousser. Me repousser, mieux que le danger de faire confiance et – donc – de peut-être subir mensonges et trahisons par “homme” ? Là encore ce n’est pas le genre de comportement que l’on arbore pour conserver « son » homme. Et rebelote, et re tournelle… J’ai mieux à faire que de parler de mon couple. Parlons RSA c’est aussi ras des pâquerettes mais ça ne regarde que moi.

Donc. Bon.

Je disais.

Oui…



La transition. La transition, Guar, schuss, tout schuss… La brusquerie ça vous surprend un poignet bien bien peinard depuis bien bien trop longtemps… Et ça fait mal aussi aux lombaires. Quand j’aurai de l’argent changer aussi cette chaise, je l’ai depuis Matthew Amsallem.

Toute transition prenant un peu trop son temps (ne toujours pas parler de ma vie de couple), j’ai tout de même conservé mon vieux pull « champion » et ma casquette beige trouée de chez Crambes. On ne se refait pas ? Si. Mon image n’a toujours pas fait sa mue révolutionnaire mais j’ai mes raisons. Puis la tâche blanche sur le pull, c’est pas bien grave, c’est pas non plus de la bave, juste le dentifrice qui a coulé. Je ferai ma machine plus tard, aux heures creuses.

Quant à demain, je vais aux obsèques de Dick Rivers. Oui, oui je sais. J’ai de ces curiosités moi des fois… (Ôôoooo..Twist…à Saint-Tropez…….^^……^^……………………………… ………………………………………..




P.S. : Wahou. De toute la semaine. Je n’ai même pas pensé à compter le nombre de signes écrits – ce qui me rassurait, quand j’en faisais à peine 1000 par jour, par semaine, par mois ! Aujourd’hui, moi ma bite et les mots, nous sommes arrivés au moins 10 000 sur la page.

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