Jour de confinement

Jour de confinement – Saison III – Épisode 31 – La Belle Verte

Bon ces deux premières saisons étaient vraiment trop longues. A présent, c’est par épisode. D’te façon on le sait tous y’a plus de saison ma bonne dame, mon bon monsieur.

Dans un premier temps, un peu comme un footballeur qui jouerait avec sa tête, prendre l’information. Puis se démarquer. Et centrer.

“L’axe, Guar, l’axe !”

Ou copier-coller.

Jour 31

« Bon ! Les gars vous oubliez pas hein on fait court on repart pas comme pour la Saison I… d’te façon personne ne nous lit. »

« Et n’oubliez pas non plus l’imagination, très importante l’imagination. On sort de ses ornières et on y va, là, allez, du pain sur la planche… »

« Eh toi, oui toi là-bas au fond !!!! Au fond tout le temps il est au fond celui-là… Bon, je t’explique une dernière fois ou je te vire fissa et t’iras faire le bonheur du prochain film de Miossec. Oui. L’adaptation du livre de Christine Angot oui. »

I want you to stay at home carrer

« Je t’aime bien mais à un moment… Tu oublies tes petits tracas sentimentaux à la con et tu restes dans l’axe. C’est de la discipline merde, scénariste. Merci. »

Re: [Discussions] Fromager
La brûlerie ferme définitivement ?! 

Bonjour, oui, tout à fait et mille hélas. Le fils n’a pas repris le fond de commerce du père comme nous l’espérions.
Plusieurs références de café ont été transmises à la Vinothèque, qui s’est dotée d’une machine à mouler, pour continuer à assurer l’approvisionnement, de manière humble, en café de qualité.
J’en profite pour rendre un hommage appuyé à l’ancien propriétaire de cette boutique, dont le prénom m’échappe ce matin. Sa gentillesse, sa connaissance magnifique de ses produits, son amour du partage étaient un ravissement. Ceux qui sont restés tailler une bavette autour d’un petit serré connaissent aussi peut-être ses aventures, notamment asiatiques dans le café, ainsi que son exil au moment de la dictature de Salazar au Portugal.
Cette formidable personne me manquera plus que ses produits je l’avoue. J’espère le revoir dans des circonstances hasardeuses.
Bonne journée à tous.
Edouard

C’est étrange, je n’ai quasiment pas dormi ces deux dernières nuits et… est-ce cette lettre ? Je me sens comme reboosté depuis que j’ai écrit à Noémie. Bien sûr, je crains de manquer de recul (et d’intelligence) (et de connaissances) (maladresses ?) et je n’ai finalement pu m’empêcher d’y aller d’une ou deux phrases sonnantes comme moralistes… moi, quoi. Pourvu que cette lettre ait été une bonne idée et que sa mère ne le prenne pas mal (pas personnellement quoi).

« persévérance sous-entend qu’on est engagé dans une voie pour laquelle on n’a pas d’autre choix que de s’adapter, c’est ça la persévérance. »

« jamais autant on a eu du temps avec nous, c’est toute la difficulté de réapprendre avec soi qui est en face de nous »

« c’est une opportunité d’apprendre à prendre le temps »

« Aujourd’hui il y a une rupture. »

Jean-Louis Étienne évoque ses confinements sur la banquise.

« Mon expérience elle s’est passée effectivement au pôle Nord en 1986, j’ai écrit quelques lignes sur le confinement polaire… parce qu’en fait… j’étais dans un espace immense et en même temps… (…) aucune référence à l’humain… J’étais simplement prisonnier de mon ambition… de mon idée… Je me suis dit « mais qu’est-ce que j’ai inventé ! » quoi. Je me suis trouvé prisonnier de cette histoire tellement les conditions étaient difficiles, avec une seule envie, trouver une bonne raison d’abandonner. Et en fait… j’ai résisté, résisté jour après jour, en me disant un jour après l’autre je vais tenir je vais m’organiser… Et je me suis rendu compte d’une chose : c’est que, en fait ! on me dit tout le temps : « vous avez repoussé les limites ». Non. Je n’ai pas repoussé les limites, j’ai appris à les connaître… On les découvre. »

« Et aujourd’hui la situation que l’on vit, qui est du temps de passé avec soi ou avec ses proches dans un espace confiné, je me suis rendu compte qu’il fallait apprendre à prendre le temps sans avoir l’impression de le perdre. C’est une opportunité. De lire, d’écrire, de bricoler… peu importe. C’est une opportunité d’apprendre à donner le meilleur de soi-même. D’aller le chercher… C’est vraiment un exercice personnel très fort. »

« Vous savez, on est confinés dans des routines. »

« Vous savez, la gestion collective, ce n’est que la somme d’individus et c’est compliqué. Donc, chacun doit se recréer son espace. » « Et j’aime bien cette notion de positivisme de l’inconnu. »

« des rituels, c’est intéressant les rituels… »

« y’a des rituels qui se sont mis en place et ça sociologiquement c’est intéressant. Parce que c’est un rituel qui dure. Ce n’est pas juste un applaudissement après un événement… C’est un truc sur la durée, sur un mois, sur deux mois… donc ces rituels collectifs… quelque chose qui rapproche les gens. Et ensuite… »

« On se rend compte que notre menace elle vient de l’infiniment petit, vous voyez. »

« Y’a une crainte permanente des armes de destruction massive. »

« Finalement y’a toujours un mec censé qui dira que celui qui va appuyer sur le bouton terrible » (…) « qui dira, mais attends : on peut négocier. » « On ne négocie pas avec l’infiniment petit, et le virus c’est l’infiniment petit » «  le virus c’est quelque chose qui nous échappe, donc on a une menace de cet infiniment petit qui est menacé aujourd’hui par notre impact sur l’environnement. Voyez, l’émergence de virus vient souvent du fait qu’on a déplacés ce virus d’un porteur sain vers nous, qui ne sommes pas des porteurs sains. Nous sommes fait de virus ! pleins de virus ! On en a pleins… Mais on est des porteurs sains, on est équipés pour faire face. Celui-là… »

« Il arrive, on n’est pas équipés. »

« Il vient certainement d’une perturbation d’un écosystème. On l’a vu avec Ebola, avec le VIH… Tout ce qui va perturber dans le futur les écosystèmes peut libérer des porteurs sains et contre lesquels nous ne sommes pas immunisés. »

« L’optimisme ? »

« Rien n’est minuscule pour qui sait regarder, pour qui sait ressentir. Passer du temps à regarder une fleur qui pousse sur le balcon, regarder la magie de la vie, ça nous échappe complètement, et pourtant c’est prodigieux. La vie est là, la vie demeure, la nature est là… » (…) « doit nous ramener à notre capacité d’émerveillements ».

« On est capable de performances personnelles, d’adaptabilité, de tolérance, de générosité que l’on ignore de soi » ajoute-t-il. Et Cricri, qu’est-ce qu’elle dit Cricri ?

« Bonjour ! C’est Cri-Cri ! J’habite en Sarthe et ce matin… J’ouvre le rideau de ma porte. Une jolie faisande sur le gravier de la cour me regardait, étonnée. A côté du puits, derrière elle, dans l’herbe, le faisan montait la garde, brillant de soleil. Et puis se faufilant dans la verdure, une deuxième faisande les rejoint. Monsieur ! était bigame… Tout ce petit monde m’a tranquillement offert un trio de faisans sur gazon fleuri. Joli spectacle au petit déjeuner ! »

(bonjour Cri-Cri. Moi c’est une corneille noire, et même une corneille noire je prends)

“Mon fils va naître dans un monde où les femmes ne se tairont plus jamais” Par Giulia Foïs . J’l’aime bien, Giulia Foïs.

L’État des lieux
Hier, un canard a été aperçu près de la porte de Paris, poursuivi par trois petits cochons. Des drones surveillent désormais la zone, du Stade de France jusqu’au parc de La Courneuve. « Les moutons ne paissent plus, qu’importe nous les ferons paître. Tout est sous contrôle. » OK. OK. Mayday, mayday, mayday jusqu’à mayday… Pour plus de précisions, Françaises, Français, démerdez-vous et faites pas chier, composez jusqu’au 11.

(ma chasse d’eau fonctionne mal depuis plusieurs jours. Est-ce parce qu’elle n’a pas autant l’habitude ?)

« Bonjour,
En écoutant votre émission sur le temps qui passe, une question m’est venue : Avons-nous des statistiques ? Savons-nous si les suicides sont plus nombreux ? moins nombreux ? en cette période du confinement.
D’être conscients du temps, finalement, n’aiderait-il pas les esprits suicidaires ?
Ma question est très sérieuse et j’aimerais que vous vous y penchiez.
Bonne journée à vous. »

Je vais sur mon compte réseau professionnel blablabla tout ça et qu’y lis-je :  20 vues au cours des 90 derniers jours -50% depuis la semaine dernière. « -50% depuis la semaine dernière » (j’suis une marchandise ?)
Nara me le confirme sans même le savoir, qu’elle me le confirme, par son envoi de mail et de lien quotidien.

“Les chercheurs vont pouvoir accéder aux données de mobilité des utilisateurs du réseau social Facebook, pour mieux comprendre la dynamique de la pandémie, mais sans compromettre leur vie privée.” AH la bonne blague. La menace constante c’est bien celle-ci.

Snowden : Il semble que le coronavirus soit le plus grand problème de l’ère moderne en ce qui concerne les libertés civiles et le droit à la vie privée. Mais personne n’en parle.
À mesure que l’autoritarisme se répand, que les lois d’urgence prolifèrent, que nous sacrifions nos droits, nous sacrifions aussi notre capacité à empêcher le glissement vers un monde moins libéral et moins libre. Croyez-vous vraiment que lorsque la première vague, la deuxième vague, la seizième vague du coronavirus seront oubliées, il y aura marche arrière ? Que ces ensembles de données ne seront pas conservés ? Ce qui est en train de se construire, c’est une architecture de l’oppression.

AH.
Putain… Ma marchandise de désensibilisation… Je vérifie et elle est, officiellement, partie depuis le 9 avril, une semaine tout juste… « Traitement expédié, à mettre au frais. Merci de vous rendre disponible pour la livraison. » (pour ça pas de lézard)

Tandis que je recherche un « bag » (que je ne trouverai pas) pour ma belle-fille, les infos se permettent (y’a pas que moi) de résonner dans la radio. Des types bref des gros connards viennent de se faire choper pour trafic de gel hydroalcoolique.

Je relis ce mail qui me travaille aussi depuis trois jours.

Dans quelques jours aura lieu l’anniversaire de 8 ans d’une petite fille avec laquelle j’entretiens des relations privilégiées dans le cadre d’une bibliothèque de rue ATD Quart monde (actuellement suspendue, malheureusement). Ainée d’une fratrie de quatre dans une famille monoparentale dont la mère est en grande précarité, Chelsy est vive, curieuse, attentionnée, coquine, affectueuse. J’avais prévu de lui offrir un vélo, qui serait le premier de sa vie. Seulement le confinement rend cette acquisition impossible. Alors je me prend à rêver que peut-être quelqu’un(e) de cette liste magique (grâce à laquelle j’ai déjà reçu tant) aurait un vélo d’enfant à vendre…

Je vais plutôt contacter la personne pour savoir si elle a trouvé une solution. Ouf ! c’est le cas. Si je suis content pour la petite fille ? Oui oui ouais voilà super c’est bien je suis content pour la petite fille. Un peu aussi beaucoup de m’épargner un contact avec la mère d’une petite fille chère à mon cœur et qui a laissé le vélo (certainement trop petit depuis) de sa fille chérie (par moi aussi !) dans ma cave.

11h51. Lettre envoyée à ma belle-fille.

Bonjour Monsieur Guar,
Nous accusons réception de votre message et nous vous remercions sincèrement de nous avoir écrit. Nous recevons un nombre très important de demandes et faisons tout pour vous répondre et revenir vers vous dans les meilleurs délais.
Bien cordialement,
L’Équipe Nestlé.

Ah bien m’en a pris de discuter avec les voisins. J’apprends qu’un colis à mon nom se balade en bas… Le livreur me l’a livré, il a juste oublié de m’appeler. Et le serveur informatique de sa boite de se fendre d’un « ne » et « pas » de trop…
Bien m’en a pris aussi d’avoir contacté toutes ces boites… C’est fou. Ce qui fut dit hier à la réunion bénévoles de l’hôpital se confirme : « Le problème, c’est la communication. Les besoins sont là mais les relais font défaut, on ne sait pas ce qui se fait, qui contacter, qui contacter pour tel besoin… »

Ah bah décidément ils se sont donnés le mot, tous.

Bonjour guar,
Mondial Relay n’a toujours pas repris son activité. Les expéditions se font uniquement grâce aux services de la Poste (Lettre suivi et Colissimo) pendant toute la durée du confinement. Si vous avez la moindre question, concernant les délais d’expédition ou une question générale sur le fonctionnement du site, envoyez-moi un message! Je vous répondrais aussi rapidement que possible.

Soyez prudent : Restez confiné, respectez la distanciation et lavez-vous bien les mains.

Bon courage à tout le monde. Et big-up à tous ceux qui font tourner le pays et plus particulièrement ceux qui sont en première ligne!

L’Oncle confiné

Devant la coopérative, la queue se fait, c’est chaque semaine un peu plus dense. Les circuits courts, à Saint-Denis aussi ça fait recette en ces temps de… retour à l’essentiel. Des poissons, des flaques d’eau, des soleils, un peu de tout, sont dessinés à la craie sur le bitume pour bien marquer les espaces de démarcation. J’y vais de mon A de anarchie pour écrire Amour… avec un géant cœur tout autour. Et trois bulles de… je ne sais pas. Je sais pourtant à quoi je pense, la craie à la main, aussi ensuite en traversant les clous. Je pense à un bon vieux temps, malgré tout, qui n’est plus d’avec Déborah, toujours est-il que… Que cette bonne onde sensation me guide, m’aide à retrouver ma plénitude. Et trouver, enfin, mon apaisement. Qu’elle aime… qu’elle soit Amour elle aussi. La vie c’est plus important. La vie c’est plus important, et même que la haine c’est même pas important, c’est rien, c’est rien que de la merde c’est tout. Est-ce un début de pourquoi je ressens douceur aujourd’hui ? Est-ce parce que je me suis permis d’écrire, moi qui en mourrais d’envie, à ma belle-fille. J’vous le dis, dans « belle-fille » y’a pas d’ex qui tienne quand dans « belle-fille » vous l’avez vu grandir, ce petit bout de trésor. Elle est entrée dans mon cœur et c’est tout. Y’a pas à négocier, pas à parlementer… c’est pas possible. C’est comme ça. Mon neveu, ma nièce, aussi, bien sûr ! Ils sont super mignons tout ça… on s’entend très bien… mais après. Je les vois quoi, une fois, deux fois dans l’année ?
Par whatsapp ça compte pas.
Une question de densité, de perception, de sensorialité, du palpable, du vrai, du concret. Y’a des trucs dans la vie qui s’expliquent, et d’autres qui s’expliquent très bien. Noémie, je l’ai vue grandir, évoluer, et semaine après semaine, que j’en sois conscient ou pas, semaines après semaines, et mois après mois, années après années… cette petite fille est devenue une jeune fille, cette petite fille est entrée à l’intérieur, et tout son être s’est imprégné en moi. Je l’aime. Je l’aime tellement ! C’est pas ma fille putain… pourquoi ? (pourquoi je l’aime ?)

« Ah ils sont forts ces Nordistes. » « Trois lillois invente la Confinouze ! Une bière spéciale confinement faite de fruits locaux ! » Les gens du Nord ont dans le corps…

Vite ! une heure de queue déjà et toujours pas fait mes courses (« pas plus de cinq à l’intérieur »). Je risque d’être en retard à la réunion. (je risque… quel risque ! risquer d’être en retard à une réunion ah… les choses essentielles les choses essentielles revenir aux choses essentielles…)
Le cabas chargé comme une tête de mule (et nordiste, la tête de mule) je vois un (chargée quoi) type (masqué) se précipiter jusqu’à « c’est où ? c’est où s’il vous plait l’hôpital Delafontaine ? » Un monsieur à l’accent maghrébin lui indique le chemin, j’engage la conversation avec le monsieur… « Delafontaine, en ce moment, c’est pas la place to be mais c’est la place que tout le monde demande ! »

Le confinement me rend asauvage. J’écris toute la journée sur les e-formations et le matin, l’après-midi, le soir, parfois même les trois dans une même journée ! je discute, j’engage la conversation… c’est inquiétant. Et mon côté asocial alors ! Faire gaffe. Ce que je fais là, c’est s’impliquer. C’est s’engager ça se trouve. Moi, m’engager ?
Vite je me dépêche (« allez bonne journée monsieur ») (« merci de même ») (c’est moi ou ? les gens depuis qu’ils ne se touchent plus, ils se regardent) (c’est moi oui je crois) je vais encore être en retard pour ma réunion et à multiplier les retards, j’vais encore me faire engueuler par mon patron moi (mon propre patron) (le patron intérieur, là…). Ouf. 14H29. Une minute de plus et j’étais en retard.
14h30. Début de la réunion. (les cours de méditation ont migré de la gare de Saint-Denis à Internet).

« On dit bonjour à Guar. Sur le tchat il dit qu’il est invisible et muet mais qu’il est bien là… qu’il nous voit… Tu nous entends c’est le principal. Parfait. On attend encore une minute, peut-être qu’il y a des retardataires. »

« Allez. »

« Aujourd’hui, nous allons observer notre environnement… vous vous concentrerez sur quelque chose en particulier… » « Posez-vous bien sur votre chaise, les pieds bien ancrés au sol, on démarre… »

Je fixe mes yeux à la pancarte « Finish what you fucking start ! ». Sur fond noir, les lettres blanches… Je fixe mon regard au mot « Finish ». Je n’ai pas mes lunettes, autrement dit les lettres me sont floues et, à force de me concentrer sur le FIN de « Finish » je lis AMOR (mais ça sonne comme mort ça ?) puis Amour…

De Finish je lis je vois Amour…

« Peut-être que vous ne percevez pas les choses de la même manière déjà… »

On m’envoie des messages de, révolté, révoltée, me parlant des dernières déclarations de Geoffroy Jesaispasquoi… Sibeth N’Diaye… Edouard Philippe… et je ne comprends pas pourquoi des gens, encore, s’intoxiquent la tête avec ces têtes de fion. Foi d’expérimenté, enfin si vous voulez mon avis de potentiel dictateur moraliste, vous perdez vot’ temps d’énergie disponible, les gens. Revenez aux choses essentielles, aux choses essentielles, et aux choses essentielles. Et aux choses essentielles.

Ready for the Fight
(puis un fight contre un ennemi invisible ça me connait) (ma thérapeute me manque) (et j’ai l’expérience des shadows)

Ça ira ! Ça ira ! ah ! Ça ira !
Mes armes de munitions prêtes à prendre le soleil avant de prendre le volant

Est-ce un pinson que j’entends de la fenêtre ?…Ou suis-je plus attentif ? Sont-ils plus nombreux par ici ? Ont-ils émigrés ?

….OH VOUS FAITES CHIER ! 6 PAGES WORD POUR UN SEUL JOUR DE CONFINEMENT ! UN ! UN PUTAIN DE SIMPLE ÉPISODE ET VOUS ! VOUS LE FAITES DURER SIX PAGES. JAVAIS DIT DE FAIRE COURT ! OH ET PUIS MERDE JEN AI MARRE PERSONNE NE M’ÉCOUTE DANS CETTE SÉRIE JE ME CASSE. INUTILE DE ME RETENIR J’AI MON ATTESTATION SUR MOI.

(‘scusez mais…)

QUOI ENCORE ?!

désolé monsieur Guar, mais c’est pas tout à fait fini, ça vient de tomber. Tenez. (le petit google tend un e-mail au célèbre producteur exéclusif, il est très exactement 23h45) Monsieur Greenpeace vient de vous envoyer ça, voilà :

—– Breaking news News —–


URGENT] MOBILISATION en LIGNE avant DEMAIN (vendredi) 9H !
Bonsoir à toutes et à tous,
Nous sonnons la MOBILISATION GENERALE pour éviter que les député·es votent demain matin (9h) 20 milliards d’euros d’argent public soient donnés à des entreprises polluantes françaises sans aucune contrepartie environnementale !

Coronavirus et urgence climatique : une équation trop compliquée pour le gouvernement ?

Ce vendredi 17 avril au matin, les député·es devront voter le plan de sauvetage des “grandes entreprises” en réponse à la crise économique liée au coronavirus. A la clé : rien de moins que 20 milliards. Concrètement, cela signifie qu’une somme colossale risque d’atterrir dans les poches des plus grands pollueurs, sans qu’aucune condition environnementale et sociale ne leur soit imposée. Toute cela se déroule en catimini, en pleine situation de crise, après des discussions express menées la veille jeudi.

Un sauvetage d’entreprises dangereux pour l’avenir des populations
Le sauvetage inconditionnel d’entreprises responsables de l’urgence climatique est tout simplement dangereux pour l’avenir des populations. En choisissant cette réponse à la crise économique, le gouvernement démontre qu’il ne prend toujours pas au sérieux la question écologique, c’est-à-dire le monde d’après. Pire, il prend prétexte de cette crise sanitaire pour blanchir son alliance indéfectible avec les lobbies, au moment où les citoyen·nes réclament au contraire une société résiliente et des lendemains tournés vers l’intérêt général.

Mobilisez-vous avec nous maintenant !
Nous ne devons pas laisser nos député·es voter une décision qui revient à utiliser l’argent public pour servir des intérêts privés néfastes pour le climat et l’environnement !
Agissez avec nous et interpellez les Président·es des groupes à l’Assemblée :
– J’interpelle Gilles Legendre, président du groupe LREM
sur Twitter en cliquant ici ou par e-mail en cliquant là
– J’interpelle Damien Abad, président du groupe Les Républicains
sur Twitter en cliquant ici ou par e-mail en cliquant là
– J’interpelle André Chassaigne, président du groupe Parti Communiste
sur Twitter en cliquant ici ou par e-mail en cliquant là
– J’interpelle Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI
sur Twitter en cliquant ici ou par e-mail en cliquant là
– J’interpelle Patrick Mignola, président du groupe UDI
sur Twitter en cliquant ici ou par e-mail en cliquant là
– J’interpelle Valérie Rabault, présidente du groupe Socialistes et apparenté·es
sur Twitter en cliquant ici ou par e-mail en cliquant là
– J’interpelle Philippe Vigier et Bertrand Pancher, co-présidents du groupe Libertés et territoires
sur Twitter en cliquant ici ou par e-mail en cliquant là

Un grand merci pour votre mobilisation éclair, le combat continue !
Petit Tom

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