Expos / Sorties

Fénéon l’Anarchiste collectionneur d’art

A l’heure de retaper je me fais patraque, mais c’est comme on a l’habitude de le dire de, à tort ? de…non ? des anarchistes.

Hum.

Pas la plus grande des motivations ce blog, ces derniers temps.

Je préfère l’enfermement, l’enfermement des musées au mieux. Fénéon donc. Dandy faux-yankee vrai anar de la grande heure ! des illusionnistes… puisque ambitieux de politiques…

Fénéon, je ne le connaissais pas avant cette expo. Fénéon je l’avais déjà lu, en fait, sans le savoir, par d’anciens écrits de Zo d’Axa dans l’En-Dehors, découverts il y a plus de dix ans dans une librairie anarchiste de Bastille, et que son libraire, presqu’aussi vieux qu’ancien taulard (le terrorisme rouge, les années 70, les banques… intéressant le type) m’avait fait découvrir (à la confidence…confidences… 20 ans toutes accumules mais retiré pépère tranquillou au milieu de quatre murs…de bouquins… et pourquoi m’avoir dit tout ça ? pourquoi que le petit gars que je suis suscite à chaque fois confiance et confidences de ce genre de types ? Fuck la décadence, non) (Faire oui de la tête) (Faire non dans la tête)



Maximilien Luce, Félix Fénéon, 1901

Fénéon, “faux-Yankee de la rue Richepanse” selon son ami Apollinaire, “juste, impitoyable et doux” d’après Paul Valéry.

Dès 1904 Fénéon collectionne des sculptures africaines.

Plus tard, en 1920, il continue de bousculer les conventions, les a-priori, et les amateurs d’art restés xénophobes. Son dada, si je puis dire, l’art africain. En accord avec son engagement anticolonial. Dans le Bulletin de la vie artistique parait, à son initiative : “Enquête sur des arts lointains. Seront-ils admis au Louvre ?”

4 ans plus tard, à 63 ans, “mûr pour l’oisiveté”, il prend sa retraite et quitte la galerie Bernheim-Jeune.

En 1926, sa nouvelle lubie, les objets océaniens.

Voilà.

J’suis pas motivé moi j’vous dis…

Oh, tiens des cornes. Un cocu peut-être ?

“Masque noir dont les cornes sont tenues à pleines mains par une femme tatouée au corps beige, aux tétines noires, debout sur le sinciput du masque”



« masque qui se continue par deux cornes plus longues que lui encore. Entre elles sur le front divin se trouve une femme : pourquoi pas Minerve ? »

C’est con, un cocu, c’est toujours le dernier au courant. Même en sculpture.

Bon, trêve de conneries. Oh et puis non tiens, m’amuser avec la tête de E.T. c’est une détente comme une autre.

Pour mieux retrouver les fondamentaux. Bonnard ?

Emile Compard, La chaise occupée (depuis quand ? ça…)
Cuillère à personnage, ou Bite en forme de cuillère. Punu, Gabon (attribuée aux Mayombe en 1947)
Petite canne et main de singe. Amulette avec main. Etc.
Bois de lit
Torses bombés
Culs bombés
Wow.

Deux dames discutent : je les écoute c’est chiant de partager seul : j’écoute plus attentivement ça parle de Michel Serres. « On n’a plus besoin de la mémoire qu’il a dit “. Ah bon ??! j’interromps ces dames. L’une d’elle, bon chic bon genre, quoique l’autre soit aussi bon chic bon genre, précise : « Ce qui ne signifie pas qu’on n’a pas besoin d’intelligence ! » (elle dit ça pour moi la dame ?) (mais non…) (je t’ai assez dit de ne pas répondre à ta parano Guar…)

Re Bonnard.

Pierre Bonnard, Nu bleu

Et ce que j’ai préféré de l’expo, Etriers de poulie de métiers à tisser.

Cavalière tenant une coupe sur sa tête, Baga, Guinée ou Sierra Léone, 19è – début du 20ème siècle.
Dans son catalogue, Fénéon décrit ainsi cette pièce : “Amazone, aux seins agressifs, au sexe généreux, aux yeux globuleux comme ceux d’une libellule. Jambes écartées, elle n’a de contact avec sa monture que par les fesses. Elle maintient sur le bulbe de sa chevelure une coupe historiée dont ses mains épousent le galbe”. Elle est donnée alors comme provenant de la Guinée française.
Masque Yoruba. Bénin, 20è siècle.
Ce masque fut donné par Fénéon à Compard. Fénéon était connu pour sa générosité. Il fit de nombreux dons aux gens qu’il aimait ou appréciait. Ginette Signac, la fille du peintre, rapporte dans ses souvenirs que, lors de ses visites à l’atelier de son père, Fénéon avait l’habitude de cacher à son intention des petits objets dont des poids de Côte d’Ivoire.


Continuons dans le pêle-mêle, entre dénonciations et clichés, encore, toujours. On y retrouve même l’ancêtre d’Omar Sy : Chocolat.

Puisqu’on y parle d’art nègre, alors nègre danseuse. Joséphine Baker est à l’exposition d’art africain ce que Prévert est à l’exposition française : incontournable.



Lucie Cousturier, Tirailleur au bol, 1922

Lucie Cousturier, Femme à la langouste

Lucie Cousturier, Noir lisant

Pierre Bonnard, Constantin, 1910

Voilà.

Un jour quelqu’un a dit une phrase et je l’observe, entre deux peintures, et je ne sais pas pourquoi, elle me reste elle me colle à la tête.

« Je regarde les hommes, les bêtes, les choses, tout un jour. Je rentre dans ma cave et je travaille sans savoir ».

Écrit le 10 juillet

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