• La vie en vrac

    Angèle versus Eddy de Pretto

    Angèle et Eddy sont dans une sono : c’est envoutant. La comparaison ne s’arrête pas. Chez Eddy de Pretto j’ai trouvé ce que j’ai retrouvé chez Houellebecq, en plus de la dégaine vestimentaire. Y’a quelque chose qui me dérange à chaque page ou presque, mais y’a un truc, de la qualité, le fluide, quelque chose au fond qui vous attire jusqu’à la page suivante… Je suis quand même beaucoup plus « Eddy » que « Michel » ! Michel, je n’ai jamais envie de lire son prochain, Eddy, j’ai toujours envie d’écouter sa dernière chanson. Angèle : je l’ai découverte par une chanson à l’étendard « féministe ». Ça m’a là aussi envouté, sans trop savoir si j’adhérais…

  • La vie en vrac

    Et Brigitte Fontaine

    « Elle est à combien la Triple ? » 6 euros. Non je veux dire en degrés… Huit cinq ou neuf. Attendez je regarde… Juste que je la ressens déjà, ça me surprend. Ah ouais ? (rires) (rire con) Je ris con et je re ris con. A côté de moi, à tabouret voisin du zinc, un type et son téléphone portable, à moins que ce soit l’inverse, discutent « en visio ». J’attends que le type ait fini. « Excuse-moi je suis curieux, tu parles quelle langue ? » je demande. Libanais. Ah oui. Je m’disais que j’connaissais pas mais que ça me parlait un peu quand même ! … Je suis d’origine arménienne. Et alors ? J’sais pas. Y’a…

  • La vie en vrac

    Jour funèbre

    Jour de jour funèbre. Jour funeste. Jour. Le matin. Aujourd’hui est un jour comme un autre… Aujourd’hui est un jour comme un autre… Aujourd’hui est un jour comme un autre… Aujourd’hui est un jour… L’année dernière, déjà, je l’avais mieux vécue. Mieux que l’année précédente quoi. Il y a deux ans je fus très agressif, très remonté, et contre la terre entière, tout le monde en fit les frais autour de moi. Ce n’était pas à recommencer. Cette nuit, je sais que quelque chose m’a réveillé à cinq heures, mais je ne sais pas quoi. Un rêve ? Un cauchemar ? Emmanuel Macron ? * A l’heure (bien tardive) de me lever je…

  • La vie en vrac

    La foulure du bras droit (n’aura pas le dernier mot)

    Merde. Un torticolis aussi. Voilà, c’est ça, de se réveiller soudainement. Je maîtrise davantage les étirements de boxe que de méditation douce, enfin ça dépend de ce que signifie maitriser dans ma bouche. Maitriser, contrôler, dans la famille Guar ça n’a pas toujours été inné. Ca ne l’est toujours pas, d’ailleurs, pour moi. Du rien au tout, du noir au brillant, du chaos au spectaculaire… C’est dans quoi nous oscillons en général, chez les Guariens, au gré du temps du vent et de nos limites, surtout nos limites. Nos limites, nos extrêmes. Je n’ai pas encore revêtu ma chemise de quand j’écrivais, mais si vous voulez l’avis de mon p’tit…

  • La vie en vrac

    « Demain, peut-être »

    La vie d’lettré, c’est pas ça. Je crois que je vais aller chier à nouveau. Dans ma tête, et mon corps, encore, ça parle ! Il y a quelques minutes pourtant je m’étais résolu à me poser devant l’écran (pour mettre en ligne mes textes). D’habitude je dévie, je distraie mon axe, ma direction, avec Facebook, ou alors je fais du tri, ou du ménage, du jardinage… je démarre une recette de cuisine, la lecture d’un livre, etc. Là, c’est retourner faire caca. Le corps commande. Pourtant, déjà, ce matin… Bon. La mise en ligne, demain, peut-être. Demain peut-être…  Demain peut-être… 

  • La vie en vrac

    « Aide-toi, ça t’aidera ! »

    J’ai arrêté de travailler quand il a fallu devenir « aidant » de ma chère môman. Ensuite, ensuite, les années sont passées et je n’ai pas retrouvé « le » poste fixe. La baisse d’énergie, le besoin de voyages, et petit à petit, grandissant, le trou dans le CV, et le retrait, la position courbée, la crise aussi de la presse, la conjoncture… Là voilà mon excuse. Du béton armé. Bien pratique pour y dissimuler avec moi-même (puis les autres) cette incapacité – vieille tradition ! – d’être un winner. « T’es un winner ! Un winner ! Guar… » Non. Ma vie ressemble peut-être à une comédie dramatique mais au cinéma, au moins, on rêve, on ne s’endort…

  • La vie à Saint-Denis,  La vie en vrac

    Je vois arriver l’été comme je vois arriver les gouttes de pluie

    Je sors du bâtiment, en inspecte le trottoir, c’est ok pas de traces du barbecue sauvage d’hier soir. (voir https://lavieselonguar.fr/la-symphonie-de-mahler) Par contre des devantures, beaucoup, défoncées entassées… (demain, la journée des encombrants). Je crois que le bar qui fait l’angle change de devanture. Il annonce même la couleur pour l’été !… « café », « restaurant », « mariages », « réceptions », et « barbecue » ! et… « terrasses d’été ». Je crains le pire, c’est sûr, déjà que le café déborde assez comme ça avec les dealers squatteurs du quartier… Au moins je suis prévenu. La nouvelle devanture n’est même pas jolie, toute neuve, proprette, mais d’un charme, comme tous ces nouveaux bars nouveaux looks, d’un charme absent. Je vois…