• La vie en vrac

    Les femmes modernes bis

    Les jours, les soirs, les semaines, les mois passent et je suis de ces masculins féministes qui ressentent détestation pour les femmes. Trop d’exemples : confusion. …fois hesse… J’écoute et observe et constate et je n’aime pas les femmes que je croise et recroise, et recroise, et re recroise… confusion fois hesse… Hermann Hesse c’est mieux. C’est toujours mieux l’art, comparé aux consommateurs/consommatrices de couillons/couillonnes, consommateurs/consommatrices prenant leur homme-couillon et/ou femme-couillonne pour produit, objet, intérêt : joujou. Sans l’assumer. L’assumer par devant bien sûr serait autre chose, rien à voir avec ce que je constate, là. Dans ce bar qui porte mal son nom (“Les Arts”). « Qui ça, Talya ? Oh avant qu’elle…

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    Les femmes modernes

    « Elle est venue avec son nonosse elle était contente ». C’est donc ainsi qu’on parle des joujous, dans les bars, c’est ainsi que l’on parle à l’abri du regard et des écoutilles, de ces garçons dont on n’est pas amoureuses. J’ferais mieux de ne pas m’attarder ça m’énerve. Et ça va bientôt démarrer. “L’amour entre une mère et son enfant”. Je ne connais pas l’auteure, le sujet m’intéresse, j’y suis ; maison de la Poésie. Constance Debré, Love me tender. Enfin c’est ce que je croyais être le thème. Juste avant que les lumières ne s’éteignent et que la lecture démarre mon portable s’éclaire. Un message de Noémie, enfin du portable de…

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    Hiver dans le cœur

    Un rendez-vous médical me renvoie à la case Porte d’Italie. J’ai le pas lourd, les yeux humides, de plus en plus humides à mesure que je me rapproche des lieux, pas ceux du médecin, ceux de nos petits moments, les habitudes, nos marches, les courses, et tous ces souvenirs tirés de l’habitude de tout un quartier, d’une rue, d’un arrondissement. Je pensais avoir progressé depuis Montparnasse, vrai aussi que le 13ème nous était plus marqué que le 14ème. Six ans tout de même. Dans la salle d’attente un joli mot de Pierre de Ronsard : Votre œil me fait un été dans mon âme. Moi, je pense à un mauvais goût…

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    Songes d’une nuit d’hiver

    Au Songe d’une nuit d’été je peine à penser Shakespeare, je peine à ne pas penser, j’ai peine à vivre l’apaisé…La pièce démarre et déjà, je suis plongé, je n’arrête pas, je décroche, je décroche, je décroche à mes nuits d’hiver… (et ses derniers textos de merde !!!!!!!!!! bref) (je suis peiné, peiné, peiné !) (j’aurais voulu garder une image positive) (tant de caricature, de mensonges, de manipulation, d’instrumentalisation, l’instrumentalisation d’une enfant ! Merde !) (bref) (Shakespeare, Shakespeare, Shakespeare) (Tu parles) Et déluge de serment a fondu… Dans ma tête c’est noir corneille, dans ma tête c’est plutôt ô ! rage ! Ô désespoir ! « Comme tu me l’avais demandé je t’envoie des photos…

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    Je reviens sur les pas de ma bonté passée

    Nuit du 2 au 3 mars 2020. Rêve. Ce que je symbolise comme étant mon grand-père paternel m’apprend – par une phrase anodine – la mort de ma tante Carole. Nous sommes assis à une table (pas de couverts, de mémoire) (et Déborah à ma gauche je crois), je dis à ce grand-père que Carole m’avait parlé, il est surpris, feint d’être calme, il semble l’être, je lui fais comprendre que je sais qu’il l’a violée. Je reste droit, ferme, impassible, traçant ma route d’une certaine manière, en lui disant ce que je pense de lui, sans en dire. Plus tard dans le rêve ou dans la nuit, une mangue.…

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    En raison d’une erreur d’aiguillage

    “En raison d’une erreur d’aiguillage…” ah bah merde. La soirée commence, je pensais qu’elle se terminait. « Le trafic est terminé sur la ligne D. Veuillez nous excuser pour… » va pour Saint-Lazare ? mais si plus de trafic à Saint-Lazare ? Après, après quoi ? Après tout je suis célibataire… Et si je me donnais un défi… Si je croisais un lit ce soir… Je remonte jusqu’à la place Clichy. Au barman je dis : dis-moi, y’a la wifi ici ? « ah non désolé dù£µ& » (qu’est-ce qu’il a dit ?) Et tu sais si y’a un bus qui va du côté de Saint-Denis ? « ah non désolé doudou je suis vraiment navré » (c’est…

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    Merde elles sont où les résolutions ?

    Ah oui c’est vrai, les années passent et je n’en fais toujours pas. Je ne me suis même pas interdit de revenir au Bar bis. Me donner du temps. Être souple avec moi. Compenser par l’alcool, le bruit, l’art, c’est pas très méchant. Vrai aussi que j’ai arrêté l’herbe et le tabac y’a un peu plus de quatre mois. Être indulgent avec moi, il a raison ce type, « et t’as pas compensé par l’alcool depuis ? » Ben si, vrai. Bon. Qu’est-ce que j’ai écrit ce soir ? Les notes. Qui a cessé de croire en ses rêves est déjà mort. Je suis mort et vous ne le savez pas encore. …m’est venu…

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    Bonne année, marcheur

    2019, vite, allez, casse-toi, et bonne année moi. À moi 2020. Fin 2017. Fin 2018. Et maintenant fin 2019, alors que nous ne sommes même plus ensemble. Son attitude, on dirait celle du père de Noémie. À Déborah aussi je lui donne pas six mois avant de tomber enceinte, de le tenir aussi son nouvel obj… son « nouvel homme de ma vie » (ce me fut dit au bout de trois semaines, c’est visiblement pensé pour le nouveau). L’un des autres rêves qui m’a marqué, cette dernière semaine, c’est la grande hostilité des parents de Déb’ à mon encontre, quand je vins récupérer des affaires. Bon, c’était en partie chez la…

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    Bière ! Et fraiche, merde

    Ou La redondance du Saint-Nestor. J’ai craqué, recontacté Déborah, insupporté par le fait de ne toujours pouvoir faire le ménage dans ma cave, condamnée, c’est caricatural, par ses affaires, ça déborde ! Et je me rends compte l’avoir recontactée juste un peu avant la saint-Nestor… Elle avait l’habitude de m’appeler son « Nestor », moi j’avais l’habitude de mal vivre le fait d’être pris, trop souvent, pour un Nestor. Et conséquences… de ma faute là encore. Dans son texto, elle m’apprend qu’elle lit mon blog. Et en souffre. Je craignais qu’elle soit revenu sur mon blog, je pensais qu’elle n’était pas revenu, vu son silence. Pas dans ses habitudes quand elle est colère,…

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    Liège à Noël

    1er soir, 25 décembre Jo est allé se coucher, fatigué. Moi, pas la même fatigue. J’attends pour le billard mais je crois que j’abdique là. Les conversations n’aident pas. Dans le hall, sur les canapés, au billard, j’entends le monde parler de « mon frère » « ma mère » « mon père »… et je pense encore – et toujours – mais quand n’y pense-je pas ! à Déborah… et ce putain… cette indécente ingratitude… saleté… à cracher sur qui est encore là… alors qu’elle a vu, constaté à quel point j’ai eu tort de cracher sur qui était là, mais plus pour très longtemps. Elle en a eu l’exemple et elle a préféré être conne,…

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    Le courage c’est du vent dans la tempête

    Courageux. Courageux… On ne m’en a pas beaucoup dit des compliments, des gentillesses, des caresses d’affirmations positives… mais alors celui-là ! Du courage ! Du courage ! Qu’est-ce qu’il a du courage ! Peut-être pourquoi elle m’énerve tant, cette chanson de la Grande Sophie, « du courage ! du courage ! ». Merde j’ai autre chose que du courage et le courage bah c’est de la merde ça fout dans la merde. Du courage ! Du courage ! gna gna… Maman, elle, c’était la chanson « elle a fait un bébé toute seule » qui l’énervait plus que tout autre. Je me l’explique mieux maintenant, ce à quoi ça la renvoyait. Bref ce blog c’est moi, c’est pas la daronne.…

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    La mouette de Tchekhov vit à Lannion en Bretagne

    Ils jouent Les Trois sœurs de Tchekhov la semaine prochaine, Ils, la jeune troupe de la Nuit des Musées du Petit Palais, ce qui ne manquera pas de me replonger dans les souvenirs (finalement : c’est toujours comme ça : nostalgiques !) de môman comédienne du dimanche filmée par fiston chéri à la salle communale de Clichy. Comme une corvée je le vivais, ce moment, cette pige gratos pour sa compagnie. Et moi je viens de me réveiller avec un drôle de message vocal. Le message : signé mon pote Jo de Bretagne, l’heure, 3 heures 30 du matin. ” ‘e suis un peu-ti-peu-bourré mais je t’appelle parce que je suis…

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    Le fils de Salinger (Les écrivains, c’est mieux de les lire)

    Je viens de me taper le fils de Salinger de passage en France. Je me le suis tapé, oui, pas très intéressant. Sympa, très sympa le type, et d’un excellent français, mais recueillir les impressions d’un fils d’écrivain… bof. La vie des écrivains ne m’a jamais beaucoup intéressé. Et pourtant. Je suis là. Maison de la Poésie. Ce type a continué d’écrire pendant 50 ans sans ne plus rien éditer, après son immense succès de L’Attrape-cœurs. Trop perturbant et déstabilisant, nous explique son fils. Salinger avait besoin de calme et de solitude, pas de la célébrité – rêvée – des écrivains (normaux) du tout New-York… système à paillettes qu’il n’appréciait…

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    Angèle versus Eddy de Pretto

    Angèle et Eddy sont dans une sono : c’est envoutant. La comparaison ne s’arrête pas. Chez Eddy de Pretto j’ai trouvé ce que j’ai retrouvé chez Houellebecq, en plus de la dégaine vestimentaire. Y’a quelque chose qui me dérange à chaque page ou presque, mais y’a un truc, de la qualité, le fluide, quelque chose au fond qui vous attire jusqu’à la page suivante… Je suis quand même beaucoup plus « Eddy » que « Michel » ! Michel, je n’ai jamais envie de lire son prochain, Eddy, j’ai toujours envie d’écouter sa dernière chanson. Angèle : je l’ai découverte par une chanson à l’étendard « féministe ». Ça m’a là aussi envouté, sans trop savoir si j’adhérais…

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    Dedans les néons bientôt Noël

    Enfin dans un mois. Dedans les néons à retendre. Dedans moi tellement tendu à l’approche de ce nouveau Noël que moi dedans boire boire boire la mauvaise habitude que je prends. Une cousine m’écrit un gentil mot suite à l’histoire de la pâte à modeler. C’est peut-être rien pour les gens, les immodestes, un gentil mot, mais pour moi c’est comme France Gall ça veut dire beaucoup. « Parce que tu es sensible, mais fort. » Je crois que ma famille se préoccupe de moi et je crains qu’elle ait raison. « Ils ne s’attaquent jamais aux forts ». Lapsus ! Et revient ce mot, oh comme ces histoires se touchent d’avec Deb’, ce…

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    J’ai fait un rêve

    Ce blog, il est vraiment trop morose. Et si je parlais de soleil, de pétales, d’espoir ? pour changer un peu. « J’ai fait un rêve ». À vrai dire un cauchemar… J’ai rêvé que je réalisais quelque chose dans ma vie. Ça c’est pas normal c’est pas dans l’ordre des choses. J’ai fait un rêve. J’étais en haut d’un pont, et je ne sautais pas. Je marchais tranquillement sur le pont, et je le passais. J’ai fait un rêve. J’ai rêvé que je faisais quelque chose, qu’importe, un blog, quelque chose. J’ai fait un rêve. Ça fait du bien, des fois, les rêves. Ça emporte… ça vous emporte, loin, très loin… et…

  • La vie en vrac

    Tu vas te culotter, oui !

    Le saviez-vous ? Quand une poêle est neuve il faut la culotter… Là ça fait 2h50 que je tente. À cette allure je crois que c’est ce qu’on appelle de l’acharnement thérapeutique. 2h50, en général c’est le temps que je mets pour faire jouir une femme. Et c’est au minimum, au minimum 2h50. Et comme je m’y emmerde très vite… (« quatre-vingt-quinze fois sur cent le Guar s’emmerde en baisant ») (comme elles quoi) (avant 2h49) Il faut croire que la poêle me renvoie à, a valeur de blague potache, ridicule. C’est pas la première fois que j’y vais de mes allusions à la con – entre poêle et con il…

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    Jour de… Jour de…

    Jour de saloperies à répondre ! J’ai été accusé l’an dernier, au moment où se jouait la garde de Noémie, des pires insinuations qui soient, un foutu classique ! par le père cette enflure…Et d’être accusé de ça, moi, et sur la petite… ma petite belle-fille d’amour… Des années plus tôt j’avais beau l’avoir précisé à ce con, que y’a pas de concurrence à avoir, que je ne serai jamais le père… Je crois que je serai toujours un prétexte, un symbole, un marqueur à marquer ! Et c’est gagné de lui, puisque je DOIS répondre. Jour de saloperies à répondre. À l’accueil du commissariat je me présente et dis avoir rendez-vous avec…

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    Et Brigitte Fontaine

    « Elle est à combien la Triple ? » 6 euros. Non je veux dire en degrés… Huit cinq ou neuf. Attendez je regarde… Juste que je la ressens déjà, ça me surprend. Ah ouais ? (rires) (rire con) Je ris con et je re ris con. A côté de moi, à tabouret voisin du zinc, un type et son téléphone portable, à moins que ce soit l’inverse, discutent « en visio ». J’attends que le type ait fini. « Excuse-moi je suis curieux, tu parles quelle langue ? » je demande. Libanais. Ah oui. Je m’disais que j’connaissais pas mais que ça me parlait un peu quand même ! … Je suis d’origine arménienne. Et alors ? J’sais pas. Y’a…

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    Jour funèbre

    Jour de jour funèbre. Jour funeste. Jour. Le matin. Aujourd’hui est un jour comme un autre… Aujourd’hui est un jour comme un autre… Aujourd’hui est un jour comme un autre… Aujourd’hui est un jour… L’année dernière, déjà, je l’avais mieux vécue. Mieux que l’année précédente quoi. Il y a deux ans je fus très agressif, très remonté, et contre la terre entière, tout le monde en fit les frais autour de moi. Ce n’était pas à recommencer. Cette nuit, je sais que quelque chose m’a réveillé à cinq heures, mais je ne sais pas quoi. Un rêve ? Un cauchemar ? Emmanuel Macron ? * A l’heure (bien tardive) de me lever je…