La vie en vrac

Bonne année, marcheur

2019, vite, allez, casse-toi, et bonne année moi. À moi 2020.

Fin 2017. Fin 2018. Et maintenant fin 2019, alors que nous ne sommes même plus ensemble.

Son attitude, on dirait celle du père de Noémie. À Déborah aussi je lui donne pas six mois avant de tomber enceinte, de le tenir aussi son nouvel obj… son « nouvel homme de ma vie » (ce me fut dit au bout de trois semaines, c’est visiblement pensé pour le nouveau).

L’un des autres rêves qui m’a marqué, cette dernière semaine, c’est la grande hostilité des parents de Déb’ à mon encontre, quand je vins récupérer des affaires. Bon, c’était en partie chez la sœur de ma mère mais hein, les rêves, c’est pas fait pour être clairs. Ou si, justement.

À un moment aussi, faudrait que je comprenne ! Bannir bannir ce genre de chimères et jamais alors ô jamais plus d’ultra dépendante influençable-suiveuse-agressive et possessive depuis… bah depuis mon ex-ex. Plus jamais de femme feu dans mon cœur. À bâtir, choisir bannir.

Je rêve d’une nuit sans tous ces rêves

Cette nuit, comme toutes les nuits depuis son message « assassin » de reçu de colis, j’ai rêvé de Déborah. Et aussi de Will Smith.

Pour Will Smith, j’étais assis sur un canapé et je devais laisser ma place. Je prenais visiblement mon temps. Derrière le rideau, Will Smith et toute sa famille s’apprêtait à entrer sur le plateau, avec en fond sonore la musique des Simpsons. Émission à venir, show à l’américaine version française, sobre, quoi, dans un bleu pénombre et un décor désert, juste une télévision devant le canapé et de l’espace tout autour. Ça sentait bon la famille modèle. Aller y comprendre quelque chose, c’est trop pour le terre-à-terre d’être de terre que je suis.

Avant-hier, j’avais rêvé d’être sur un bateau, je m’accrochais, agrippé au bord tandis qu’alternativement Tom, une femme, Tom, une femme faisait des manœuvres. Y’a plus que la femme, là. La femme est aux commandes, tente de ramener à bon port le bateau, à quai, sur la Seine, mais Tom visiblement, au préalable, l’a mal amarré, l’est préparé mal, pas « au calme » ce bateau ! Quelques couacs et de plus petits bateaux en font les frais. Nous faisons plus que d’en effleurer quelques-uns. C’est clairement un début de collision. Peut-être que ça veut dire qu’il la baise bien, lui, elle qui n’a cessé de se plaindre, de réclamer encore et toujours plus d’attention, de massages, bref se plaindre quoi…

Bon vrai aussi que je suis pas ce qu’on appelle un bon coup. En tout cas on ne m’a jamais dit « hey ! bon coup ! ».

Nous continuons sur la Seine. Moi je m’accroche je ne sais pas si je vais tomber. Je suis entre deux… eaux. Ou deux alternatives. Je me sens… triste, et je crois que je me sentais triste dans le rêve. Je dois penser au fait qu’elle passe le réveillon en famille et… avec lui. Peut-être leur présente-t-elle ce nouvel homme de sa vie ? Quoique à mon avis, vu ses mots exprimés à moi dès le début novembre ils l’ont certainement déjà rencontré… …à son mariage peut-être ! Quelle fausseté quand j’y pense, pour s’accaparer tout de suite d’une autre servitude.

Et ça lui suffit faut croire. Et c’est sa vie. Point. À chacun son choix de vie.

31 décembre : fin de vue, flou

Changement de programme dû aux grèves des transports, Jo rentre dans sa Bretagne plus tôt que prévu.

Musée des Beaux-Arts, musée Old Masters, wesh. Et Dali-Magritte surréalistes style.

Sorti de cette expo surréaliste (en effet) je m’en vais aux toilettes.

J’en sors… Où sont mes lunettes ? Je ne les ai plus sur le nez, je retourne sur mes pas, je ne les retrouve pas, ni près du lavabo, ni par terre. Ah si. Ah merde. Elles sont tombées près du réchauffe-mains (je ne sais si l’on appelle ça comme ça mais ça sonne bien, ça sonne un peu comme une expression de québecois et on est chez d’autres tarés du langage francophone). Je les retrouve rayées. Quelqu’un ou moi a dû les abimer. Il est temps de sortir des toilettes, il est temps de changer de verres, il est temps de sortir de l’année 2019.

Il était écrit que je passerai mon 31 seul. Les deux dernières années, ce fut mal accompagné, puisque ce fut accompagné de qui se mentait, réclamait rupture, indiquait la porte, provoquait la porte et non finalement non reviens objet oh homme-serviteur… Bref ne pas repartir dans le ressentiment. Le ressentiment permanent ! La soirée, en descendant la rue Royale, je l’avais pourtant démarrée par ignorer le son des pétards, je l’avais démarrée par le « paysage sonore » de Jon kabat-Zin dans les oreilles. Et le cœur, à apaiser… Et mon amour de moi à cultiver. Méditer, respirer, souffler… Je suis dans la vie et je mérite la vie ça inclut le respect le plus élémentaire.

Ne m’arrêter qu’au mien qui, comme exprimé encore cette année n’incluait pas la soumission. À jamais bannir les dépendantes, les possessives (et agressives), égoïstes par principe. Jalouses par principe.

Vers 18h au marché de Noël de Sainte-Catherine, une discussion avec un commerçant, et son fromage AOP « sorte de maroilles belge », me fait plaisir. Penser quand je reviendrai, si je reviens à Bruxelles, à la brasserie Da Ranck et au Malt Attack de Saint-Gilles. « Et aussi à la brasserie Hermitage ».

Rue des Bouchers. Le bar où nous avions pris nos habitudes avec Jo, enfin nos habitudes, habitudes de cinq jours, est vide… un anglosaxon et le chat du théâtre Toone… et moi…

La vie est tellement morte quand on ne la partage pas.

31 en soirée : tu t’es vu quand t’as rue ?

Je pense à ce matin, aux 120 expressions et métaphores représentées de façon littérale du tableau de Bruegels. « Le toit est couvert de tartes ». Ou « jeter des roses aux porcs », l’équivalent de donner de la confiture aux cochons. Le mien, ce soir, est tout trouvé : « …que mal accompagné ».

En cette dernière nuit de 2019, finalement pas plus mauvaise que ne fut la première.

Je passe mon réveillon avec mes amis Caulier, Jambe de bois et… et c’est tout. Si, des Stéphanois qui sont venus me perturber dans mes écritures et tant mieux. Où ça de Saint-Etienne ? « En fait on est entre Saint-Symphorien et Jacques de Compostelle ! » Sympas. Moins quand le sujet des cheminots arrive sur la table. « Au moins Macron il a les couilles de la refaire la réforme et… » Et y’a pas d’autre alternative, dans la vie, que de travailler encore et toujours ? Il vous plait, vous, ce modèle de société à travailler plus qu’à ne vivre ? Et pourquoi ? Pour la société ? Ah. Et ça vous plait ? Vous êtes heureux les gars ? Quel est le but, expliquez-moi, j’ai toujours pas compris.

Ils partent pour le feu d’artifice.

Je finis tranquillement ma bière.

Je ne verrai finalement pas le feu d’artifice. J’ai voulu rejoindre la place du jeu de Balle et c’est entre la rue du Midi et rue Terre-Neuve que je me suis perdu. À ce carrefour de rues c’est ‘heure, l’heure de minuit où un couple de noirs me souhaite la bonne année. « Bonne année ». (quel entrain dans ma voix j’sais même pas si je me suis entendu) Et j’ai marché, en rond, perdu, tiens, comme cette année supplémentaire à m’acharner avec qui s’est acharnée à la relation victime-bourreau. Pour mieux ? Pour mieux porter à plainte, évidemment. Tellement élémentaire, mon cher respect, quand il est pris à la gorge, à force. Tellement élémentaire qu’il en devient assassin. M’élever, m’élever, m’élever. Et dire que ce message « assassin » d’il y a dix jours me fut envoyé un jour si « assassin » de sa vie personnelle d’avant moi. Si ça encore et encore c’est pas un signe d’autre confusion avec le père de sa fille. Et je dévie encore et encore, pas ma vie, pas ma vie, penser à moi à ma vie à mon élévation…

Ah !

Non je n’y arrive pas.

Tellement horrible quand j’y repense, qu’elle a osé (vouloir !!!!!!) penser que j’allais la trahir au commissariat… alors que je l’ai tant défendue, et tant souffert de prendre, d’être pris, au naturel, par principe ! pour l’ombre du père de sa fille… connasse

ça aussi parce qu’elle a voulu passer en force, passer avant tout le monde, y compris mon souhait d’aller témoigner un autre jour qu’un jour particulièrement douloureux – car symbolique – pour moi… connasse d’égoïste de merde qui m’a même pas proposé de penser à une autre date, connasse qu’a même pas cherché à savoir si cela était possible de reporter le rendez-vous commi à une autre date que ce putain de jour de Saint-Pédopère ! Connasse connasse Connasse… ah mais oui c’est vrai elle ne fut pas responsable de mes souffrances d’enfance, alors appuyer dessus… se sentir en légitime freestyle d’appuyer dessus…

Appuyer dessus. Y’a pas qu’avec sa fille que ça s’appelle instrumentaliser. Et je perds mon temps. Penser à moi, moi, moi et moi. « fantômes… » (m’envoyer ça deux jours avant Noël) Après son coup de pute le jour de mon anniversaire, quelle ordure de comportement quand j’y pense. Le dégoût. Si elle n’a pas gagné son obsession à vouloir la guerre (donc à porter plainte contre moi, après avoir cherché la guerre, le chaos) et/ou le rôle de victime (donc que je la trompe, à force de jalousies répétées gratuitement et voulait-elle penser sans conséquences pour elle, moi, nous) elle a gagné le fait de… de LE dégoût.

Son chasse numéro.

Un passage par la ville de Mons et chez les parents de Ludo, où je participerai à un jeu de société, un jeu où l’on explique ce qu’est une branlette espagnole à sa mère, où sur une carte il est inscrit gode de 24 centimètres, où les mots en anglais comme fistfucking sont difficiles à faire comprendre à une grand-mère, et cætera (« désolé mais la mortalité infantile passera toujours avant toi, bébé »).

Je suis donc le type qui s’invite dans une famille. Le genre de type qui passe Noël sans sa famille et son réveillon du 31 seul, puis au crochet des amitiés.

OK.

Et dans trois mois à nouveau dans la case des 3 % ?

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